Les cancers sont devenus la première cause de mortalité dans les pays industrialisés et devancent maintenant les maladies cardio-vasculaires. Environ 350000 personnes sont affectées par un cancer chaque année en France avec une mortalité qui avoisine les 150000 par an (1). Cette différence entre incidence et mortalité témoigne d'une meilleure efficacité des traitements actuels (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie et thérapies ciblées) avec une proportion en constante augmentation des survivants à long terme. Ainsi, le risque de mortalité par cancer a diminué de 25 % au cours de 30 dernières années. Le revers de la médaille est une augmentation importante du nombre de patients affectés par des complications des traitements, notamment des complications neurologiques qui viennent en seconde position après les complications hématologiques et qui ont la caractéristique de pouvoir survenir parfois très tardivement (de nombreuses années) après le traitement et de manière souvent irréversible. Les complications neurologiques des traitements anti-cancéreux sont responsables de séquelles altérant la qualité de vie pendant le traitement du cancer et après le cancer. Il devient indispensable de proposer aux patients une prise en charge spécifique et personnalisée.
Continuer la lecture  |  Réagissez