Cancer du col utérin non métastatique : principes de la prise en charge

La prise en charge des cancers du col utérin localisés nécessite une approche multidisciplinaire. Elle repose sur un bilan d'extension précis, seul à même de permettre un traitement personnalisé optimal. Le pronostic de la maladie localisée est bon et le préjudice essentiellement fonctionnel. Mais en cas de maladie évoluée, le contrôle de la maladie n'est pas aussi élevé et la survenue de métastases n'est pas rare.
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Carcinome de l'endomètre localisé : prise en charge en 2019

Avec une incidence en augmentation, parallèlement au vieillissement de la population et à l'incidence de l'obésité, le cancer de l'endomètre est le cancer gynécologique le plus fréquent en France. Du fait d'une symptomatologie précoce, il est le plus souvent diagnostiqué à un stade localisé à l'utérus, soit un stade FIGO I (International Federation of Gynecology and Obstetrics). En 2017, la SFOG (Société Française d'Oncologie Gynécologique) et le CNGOF (Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français) ont remis à jour les recommandations françaises, en s'appuyant sur les recommandations issues de la conférence de consensus européenne de 2016 (ESGO, ESMO, ESTRO).
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FOCUS - Cancer bronchique : avancées et nouveautés de prise en charge en 2019

Le cancer broncho-pulmonaire est une des principales causes de mortalité par cancer avec plus de 30 991 décès par an (21 % de décès par cancer). Son incidence en 2017 est de 49 109 nouveaux cas. La survie, tous stades confondus, à 5 ans est de 15 %. Cependant, la prise en charge de ces cancers s'est profondément modifiée ces dernières années, en particulier par la découverte d'addictions oncogéniques rendant les tumeurs sensibles à des thérapies ciblées et à l'immunothérapie anti PD1/PDL1. Les thérapies ciblées concernent environ 20 % des patients alors qu'en quelques années, les immunothérapies ont eu des indications dans des situations aussi bien de maintenance, qu'en première ligne de traitement et au-delà.
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Génétique des cancers gynécologiques : enjeux thérapeutiques et diagnostiques

La cellule cancéreuse est le résultat d'une accumulation d'altérations du génome d'une cellule normale. Certaines de ces anomalies sont présentes constitutionnellement dans le patrimoine génétique du patient, dans le cadre de prédisposition. C'est particulièrement le cas pour les cancers de l'ovaire et de l'endomètre. La connaissance de ces mécanismes permet une meilleure compréhension de la carcinogenèse et a un impact sur la prise en charge personnelle et familiale
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Le point sur les signatures génomiques et cancers du sein

En 2017, 4 signatures génomiques ont été inscrites au Référentiel des actes Innovants Hors Nomenclature (RIHN) mis en place par la DGOS (qui dépend du Ministère de la Santé) et bénéficient ainsi d'un remboursement forfaitaire transitoire. Plusieurs milliers de tests ont été effectués, en France, depuis l'inscription. Le RIHN est un dispositif à enveloppe budgétaire fermée voué à l'évaluation de pratiques nouvelles. Il n'a pas pour finalité de se substituer à l'Assurance Maladie (la prise de position de l'HAS entérine de fait le non remboursement des tests, hors d'un cadre d'expérimentation).
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Présentation du dossier Gynécologie N° 96

Ce numéro spécial sur les cancers gynécologiques se justifie par la révolution qui se joue depuis quelques années dans la prise en charge davantage personnalisée de ces tumeurs, et adaptée à la biologie ; c'est également une évolution vers la désescalade thérapeutique, en particulier chirurgicale avec, pour certaines tumeurs, la possibilité de, parfois, préserver la fertilité ; c'est, enfin, une évolution dans les techniques de radiothérapie, celle-ci étant plus conformationnelle (pour préserver les organes sains), et qui, associée à la chimiothérapie, est encore plus efficace.
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Troubles génito-urinaires post-ménopausiques : mise à jour sur les traitements

La ménopause est responsable de nombreuses modifications physiologiques notamment génito-urinaires en lien avec une carence oestrogénique. La muqueuse vaginale, sensible à cette diminution, va progressivement s'amincir et perdre de son élasticité par réduction notamment du collagène et du tissu adipeux. La prévalence de l'atrophie vaginale augmente au fil des années et se traduit par des brûlures, irritations, dyspareunies ou infections. Elle contribue également à l'apparition de symptômes urinaires tels que l'impériosité, la pollakiurie ou la dysurie.
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Assistance Médicale à la Procréation : bilan et perspectives

Depuis la naissance, en 1978, de Louise Brown, premier bébé conçu en éprouvette, plus de 5 millions de bébés ont été ainsi conçus dans le monde. L'assistance médicale à la procréation (AMP) est entrée dans nos moeurs, sa pratique est devenue courante en France, néanmoins elle continue de soulever de multiples questions qu'il est impossible d'aborder dans un texte court, 2 points d'actualités ont donc été choisis :les (vrais) résultats de l'AMP en France et faut-il étendre les indications de l'AMP.
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Contraceptifs hormonaux : une classification pour une meilleure prescription

Une classification des contraceptifs a pour objectif principal de guider le prescripteur dans la jungle des produits disponibles et ainsi par un cheminement logique d'arriver à la contraception la plus adaptée à une patiente donnée. « la plus adapté » s'entend en terme d'efficacité intrinsèque mais aussi de tolérance donc de persistance qui conditionneront l'adhésion qui elle conditionnera l'efficacité dans la « vraie vie ». Cette classification s'entend aussi en terme de risques qui ne se limitent pas précisément à ceux inclus dans une classification aveugle mais bien d'avantage a une adéquation entre terrain et type de risque de chaque produit.
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Préservation de la fertilité pour raisons médicales

La loi de Bioéthique de 2004, confirmée par celle de 2011 et par un texte commun de l'agence de la Biomédecine (ABM) et l'institut national du Cancer (INCA), affirme qu'« en vue de la réalisation ultérieure d'une AMP, toute personne peut bénéficier du recueil et de la conservation de ses gamètes ou de tissu germinal, avec son consentement et, le cas échéant, celui de l'un des titulaires de l'autorité parentale ou du tuteur, lorsque la prise en charge médicale est susceptible d'altérer sa fertilité, ou lorsque sa fertilité risque d'être prématurément altérée ».
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Bilan d'infertilité : nouvelles recommandations

La prise en charge des couples infertiles a beaucoup évolué ces dernières années. Il était classiquement admis qu'il ne fallait commencer l'exploration d'un couple infertile qu'après deux ans de rapports sexuels réguliers. Avec le recul de l'âge du désir du premier enfant une telle attitude devenait dangereuse pour la femme .La récente définition internationale de l'infertilité a conforté la notion de un an de rapports non protégés sans obtention de grossesse pour définir l'infertilité (Infertility [clinical definition] : a disease of the reproductive system defined by the failure to achieve a clinical pregnancy after 12 months or more of regular unprotected sexual intercourse).
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Actualités du Syndrome de Turner

Le syndrome de Turner est une affection génétique rare liée à l'absence totale ou partielle d'un chromosome X, affectant 1/2500 nouveau-nés de sexe féminin et dont le diagnostic de certitude est porté par le caryotype. Il associe de manière quasi constante un retard statural et une insuffisance ovarienne avec infertilité. Les autres anomalies sont inconstantes : particularités phénotypiques d'intensité variable, malformations congénitales (cardiaques, rénales), ainsi qu'un risque accru de pathologies acquises (cardiovasculaires, ORL, auto-immunes, métaboliques). Une prise en charge multidisciplinaire tout au long de la vie est nécessaire pour améliorer la qualité de vie et diminuer la morbidité de ces patientes.
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