Gynécologie

     

Endométriose : une pathologie affectant de 2 à 4 millions de Françaises

L'endométriose est définie par la présence de tissu endométrial (glandes et stroma) en dehors de la cavité utérine. Cette pathologie bénigne touche 3 % de la population générale et environ 10 % des femmes en âge de procréer. La prévalence est encore plus élevée (20-30 %) chez les patientes infertiles, ce qui soutient la relation causale entre endométriose et infertilité. Le diagnostic est porté devant 3 situations cliniques parfois intriquées : les algies pelviennes chroniques, l'infertilité ou la découverte d'un kyste ovarien.
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�?volution des idées sur l'épisiotomie, d'une pratique systématique à une indication sélective et concertée

La question de la prévention périnéale obstétricale est ancienne et préoccupe toujours les femmes ainsi que les professionnels de la naissance. Dans l'Encyclopédie on trouvait la phrase suivante « Les déchirements de cette partie ont principalement lieu chez les femmes ; les accouchements laborieux, ou la maladresse du chirurgien, en sont les causes les plus fréquentes ».
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Les petites maternités sont-elles condamnées ?

Un seuil d'activité pour une maternité, quel qu'il soit, en-deçà duquel rien ne serait bon et au-delà duquel tout serait parfait est à l'évidence déraisonnable et n'aurait que le mérite de la simplicité ; pas celui de la véracité. Les données chiffrées sur la morbidité induite par la distance de résidence d'une femme par rapport à une maternité convergent vers un seuil de 45 mn de déplacement quelle que soit la saison. Au-delà de ce délai de déplacement, morbidité et mortalité périnatales seraient doublées. La morbidité et la mortalité augmentent aussi quand il n'y a pas de pédiatre sur place ou quand les obstétriciens doivent se déplacer de leur cabinet par manque de garde sur place.
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Présentation du dossier Santé de la femme N°98

En 1980, j'avais 25 ans, en 2020 j'en aurai 65. 40 ans au service d'une spécialité médico-chirurgicale, la Gynécologie Obstétrique, spécialité à part, tellement prenante, et q'il a fallu souvent défendre. 40 ans au service des femmes, de leurs enfants, de leur couple, tous âges confondus, de jour comme de nuit. 40 ans de révolutions incroyables, qu'il a fallu intégrer dans les pratiques, les organisations, la réflexion éthique, les aspirations de la société.
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Prothèses vaginales pour la chirurgie du prolapsus

Le prolapsus génital est une hernie dans la paroi vaginale dans laquelle s'engage un ou plusieurs éléments du contenu abdomino-pelvien. Il peut concerner l'étage antérieur (cystocèle), l'étage moyen (hysteroptose ou prolapsus du dôme vaginal en cas d'antécédent d'hystérectomie) ou l'étage postérieur (rectocèle). Il est souvent associé à des symptômes pelviens (pesanteur, sensation de boule vaginale), de symptômes urinaires, ano-rectaux ou sexuels qui peuvent altérer la qualité de vie des femmes. Le prolapsus génital symptomatique nécessite une prise en charge médicale (rééducation périnéale, recours aux pessaires) puis dans certains cas, une prise en charge chirurgicale dont l'objectif est la restauration de l'anatomie et une amélioration des symptômes fonctionnels. La cure de prolapsus peut se faire par voie vaginale à l'aide des tissus natifs de la patiente ou par mise en place de matériel prothétique synthétique par voie abdominale (coelioscopique le plus souvent) ou par voie vaginale.
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Stratégies thérapeutiques en cas de fibrome symptomatique

Les fibromes utérins sont des tumeurs bénignes de l'utérus qui se développe au dépend des cellules musculaires lisse du myomètre. Ce sont les tumeurs bégnines les plus fréquentes chez la femme en âge de procréer. Si le fibrome est symptomatique, la stratégie thérapeutique médicale ou chirurgicale à adopter dépendra du désir de grossesse de la patiente.
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Un vaccin ignoré contre le cancer du col

Voilà douze ans que les autorités sanitaires recommandent aux jeunes filles de se faire vacciner contre le papillomavirus (HPV) afin de réduire le risque de cancer du col de l'utérus. L'objectif de couverture ? Soixante à 90 %. Où en somme nous aujourd'hui ? Où en sont nos voisins Européens ? Dans combien de temps peut-on espérer une éradication du cancer du col de l'utérus qui, on le rappelle, touche des femmes jeunes, et tue encore plus d'un millier de patientes en France tous les ans ?
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Cancer du col utérin non métastatique : principes de la prise en charge

La prise en charge des cancers du col utérin localisés nécessite une approche multidisciplinaire. Elle repose sur un bilan d'extension précis, seul à même de permettre un traitement personnalisé optimal. Le pronostic de la maladie localisée est bon et le préjudice essentiellement fonctionnel. Mais en cas de maladie évoluée, le contrôle de la maladie n'est pas aussi élevé et la survenue de métastases n'est pas rare.
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Carcinome de l'endomètre localisé : prise en charge en 2019

Avec une incidence en augmentation, parallèlement au vieillissement de la population et à l'incidence de l'obésité, le cancer de l'endomètre est le cancer gynécologique le plus fréquent en France. Du fait d'une symptomatologie précoce, il est le plus souvent diagnostiqué à un stade localisé à l'utérus, soit un stade FIGO I (International Federation of Gynecology and Obstetrics). En 2017, la SFOG (Société Française d'Oncologie Gynécologique) et le CNGOF (Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français) ont remis à jour les recommandations françaises, en s'appuyant sur les recommandations issues de la conférence de consensus européenne de 2016 (ESGO, ESMO, ESTRO).
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Génétique des cancers gynécologiques : enjeux thérapeutiques et diagnostiques

La cellule cancéreuse est le résultat d'une accumulation d'altérations du génome d'une cellule normale. Certaines de ces anomalies sont présentes constitutionnellement dans le patrimoine génétique du patient, dans le cadre de prédisposition. C'est particulièrement le cas pour les cancers de l'ovaire et de l'endomètre. La connaissance de ces mécanismes permet une meilleure compréhension de la carcinogenèse et a un impact sur la prise en charge personnelle et familiale
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Le point sur les signatures génomiques et cancers du sein

En 2017, 4 signatures génomiques ont été inscrites au Référentiel des actes Innovants Hors Nomenclature (RIHN) mis en place par la DGOS (qui dépend du Ministère de la Santé) et bénéficient ainsi d'un remboursement forfaitaire transitoire. Plusieurs milliers de tests ont été effectués, en France, depuis l'inscription. Le RIHN est un dispositif à enveloppe budgétaire fermée voué à l'évaluation de pratiques nouvelles. Il n'a pas pour finalité de se substituer à l'Assurance Maladie (la prise de position de l'HAS entérine de fait le non remboursement des tests, hors d'un cadre d'expérimentation).
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