La sclérodermie systémique : le syndrome de Raynaud au premier plan

Le phénomène de Raynaud, reconnu en 1862 par Maurice Raynaud (figure 1), est un accès d'ischémie des extrémités, mais surtout des doigts, déclenchée par le froid ou le stress et complètement réversible en quelques minutes. Cette réversibilité s'explique car le phénomène de Raynaud résulte d'un spasme artériolaire. La vasomotricité cutanée des extrémités des membres possède une réactivité particulière en raison de son rôle effecteur de la thermorégulation.
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Lombalgie chronique : le réentraînement à l'effort

La lombalgie est la 1ère cause d'années de vie vécues avec incapacité dans le monde (1). Son incidence varie de 60 à 90% et sa prévalence est de 5%. Dans 85% à 95% des cas, les symptômes disparaissent en moins de 3 mois (2). Dans les autres cas, les symptômes se chronicisent. La lombalgie chronique est la cause la plus fréquente d'incapacité et d'arrêt de travail. Après 6 mois d'évolution, environ 10% des patients lombalgiques chroniques sont en arrêt de travail (3). Ces derniers entraînent plus de 80% des dépenses liées à la lombalgie.
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Pourquoi et comment prendre en charge les comorbidités au cours des rhumatismes inflammatoires chroniques ?

On entend par comorbidités des maladies associées à une maladie principale sans lien évident de causalité. Au cours des rhumatismes inflammatoires chroniques (polyarthrite rhumatoïde, spondyloarthrite, connectivites, vascularites, maladies microcristallines avec au premier plan la goutte, et enfin pour certains également la polyarthrose), il est apparu indispensable de ne plus s'intéresser qu'à la maladie (par exemple polyarthrite rhumatoïde) mais au malade souffrant de cette maladie.
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Actualités thérapeutiques dans la goutte

Le traitement hypouricémiant dans la goutte a pour objectif de maintenir l'uricémie de façon prolongée en dessous du point de saturation de l'urate de sodium, ce qui permet la dissolution des dépôts uratiques pathogènes, et donc la guérison. Selon les recommandations Eular, la concentration cible en dessous de laquelle l'uricémie doit être maintenue est de 360 µM (60 mg/l). Certains proposent en cas de goutte tophacée d'abaisser plus encore l'uricémie, en dessous de 300 µM (50 mg/l) pour augmenter la vitesse de dissolution des dépôts. Les moyens thérapeutiques qui permettent d'abaisser l'uricémie sont non pharmacologiques, en particulier les régimes, et les médicaments hypo-uricémiants.
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La douleur de l'arthrose

La douleur de l'arthrose a longtemps été considérée comme une douleur articulaire banale, essentiellement liée au vieillissement, et en général négligée car non curable (Croft et al, 2005). Heureusement les données récentes cliniques physiopathologiques concernant l'arthrose mais également la douleur qui s'y associe ont permis de revisiter entièrement ce type de douleur, pour proposer une évaluation spécifique, et surtout une prise en charge adaptée. Ces douleurs touchent environ 17% de la population en Europe, restent encore sous-traitée et méconnues (O'Brien & Breivik 2012). Dans ce contexte difficile, on voit émerger de nouveaux traitements antalgiques issus des biothérapies avec une mise à disposition dans un horizon peut être proche qui permettront de changer radicalement le visage de ces douleurs.
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La Polyarthrite rhumatoïde : traitements et avancées

Il n'est pas de pathologie rhumatologique qui ait connue au cours des vingt dernières années des évolutions aussi spectaculaires que celles concernant la physiopathologie, le diagnostic et le traitement de la polyarthrite rhumatoïde (PR), maladie chronique touchant environ 0,5 % de la population. Ces évolutions doivent beaucoup à la recherche fondamentale mais aussi à la recherche clinique, tant industrielle qu'institutionnelle. Le visage de la maladie s'en est trouvé profondément modifié. Le lecteur pourra trouver dans le numéro d'octobre 2012 de la Revue du Praticien une monographie de grande qualité et découvrir online l'actualisation 2013 des recommandations européennes (EULAR) des traitements de fond de la PR.
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L'arthrose, un fardeau au quotidien qui se traite, mais des efforts restent à faire !

Souvent sous-estimée ou minimisée, l'arthrose est pourtant une véritable maladie qui impacte le quotidien des personnes atteintes et peut avoir des conséquences néfastes sur la vie quotidienne. Afin d'améliorer la reconnaissance de cette pathologie et de faire connaître les véritables besoins des personnes malades, l'Association Française de Lutte Antirhumatismale (AFLAR, seule association de patients et professionnels de santé défendant l'intérêt des patients arthrosiques), a été à l'initiative, fin 2011, du regroupement des acteurs impliqués dans la prise en charge de l'arthrose. Ce groupe de réflexion et de mobilisation nommé "l'Alliance Nationale contre l'Arthrose" a notamment pour objectif de lutter contre les idées reçues communément admises sur l'arthrose : maladie qui vient avec l'âge et vis-à-vis de laquelle il existe peu de moyens de lutter, etc.
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L'éducation thérapeutique en rhumatologie

Les maladies chroniques représenteront en 2020 la première cause de mortalité et d'incapacité dans le monde ; la politique actuelle en France est favorable à l'éducation thérapeutique (ETP) des maladies chroniques. Le but principal est de produire un effet thérapeutique complémentaire aux autres interventions thérapeutiques "classiques" comme les interventions médicamenteuses, en particulier en donnant aux patients les stratégies et les outils nécessaires pour prendre des décisions au quotidien pour gérer au mieux leur maladie et leurs traitements.
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L'os et le métabolisme phosphocalcique

Les pathologies osseuses et métaboliques phosphocalcique sont souvent délaissées par les internes, peut-être du fait d'une méconnaissance de ces pathologiques au cours des études de médecine... ? Les maladies osseuses, au premier rang desquelles l'ostéoporose, sont pourtant très fréquentes et les régulations métaboliques phosphocalciques relativement simples à comprendre ! Au surplus, ces maladies disposent maintenant de traitements très efficaces et il s'agit d'un domaine où la recherche est importante et particulièrement bien représentée à travers les services de rhumatologie de l'APHP, notamment à Cochin et à Lariboisière. Tous les atouts sont donc réunis pour attirer les jeunes rhumatologues, futurs cliniciens ou enseignants chercheurs, pour les former dans ces domaines importants de la rhumatologie et redresser l'image d'une pathologie très attractive.
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