Neurologie

  

Complications neurologiques induites par les traitements anti-cancéreux

Les cancers sont devenus la première cause de mortalité dans les pays industrialisés et devancent maintenant les maladies cardio-vasculaires. Environ 350000 personnes sont affectées par un cancer chaque année en France avec une mortalité qui avoisine les 150000 par an (1). Cette différence entre incidence et mortalité témoigne d'une meilleure efficacité des traitements actuels (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie et thérapies ciblées) avec une proportion en constante augmentation des survivants à long terme. Ainsi, le risque de mortalité par cancer a diminué de 25 % au cours de 30 dernières années. Le revers de la médaille est une augmentation importante du nombre de patients affectés par des complications des traitements, notamment des complications neurologiques qui viennent en seconde position après les complications hématologiques et qui ont la caractéristique de pouvoir survenir parfois très tardivement (de nombreuses années) après le traitement et de manière souvent irréversible. Les complications neurologiques des traitements anti-cancéreux sont responsables de séquelles altérant la qualité de vie pendant le traitement du cancer et après le cancer. Il devient indispensable de proposer aux patients une prise en charge spécifique et personnalisée.
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La maladie d'Alzheimer : nouveautés et perspectives

La maladie décrite par Alzheimer en 1907, associait une démence et des lésions cérébrales : les dégénérescences neurofibrillaires (agrégats de protéine tau anormalement phosphorylée) intra-neuronales, et les plaques séniles (formées, dans leurs formes matures, d'un coeur de peptide Aβ amyloïde extracellulaire, entouré d'axones et de synapses en dégénérescence comportant des agrégats de protéine tau anormalement phosphorylée). Elle n'a pas de traitement curatif. Des formes précoces surviennent avant 60 ans, voire 40 ans (où s'observent la majorité des très rares cas génétiques autosomiques dominants). A partir de 60 ans, la prévalence des démences augmente de façon exponentielle ; elles touchent un tiers des personnes de plus de 90 ans (total estimé à 850 000 en France). Seule, ou associée à d'autres causes, la maladie d'Alzheimer serait responsable de 70 à 80 % d'entre elles.
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Actualités thérapeutiques dans l'épilepsie

Le 21ème siècle a vu augmenter le nombre des traitements antiépileptiques de façon considérable. Seulement 4 médicaments anti-épileptiques existaient avant 1960. Actuellement plus d'une dizaine de nouveaux médicaments anti-épileptiques sont à notre disposition. Les molécules d'ancienne génération sont représentées par le phénobarbital et la phénytoine, les molécules de deuxième génération regroupent la carbamazépine et le valproate de sodium, les molécules les plus récentes : felbamate, gabapentine, lacosamide, lamotrigine, lévétiracetam, oxcarbazépine, pregabalin, topiramate, vigabatrin, zonisamide sont dites de troisième génération. Le développement de ces nouvelles molécules est le résultat de l'amélioration de la compréhension des mécanismes de l'épilepsie permettant la création de médicament ayant un mécanisme d'action ciblé. La plupart des traitements anti-épileptiques modulent les canaux ioniques (Na+, Ca+, Cl-) dont l'ouverture a un effet excitateur ou inhibiteur. Certains modulent la libération de neurotransmetteurs excitateurs (glutamate) ou inhibiteurs (GABA). En réalité, le mécanisme d'action précis de chaque anticonvulsivant reste à élucider dans la plupart des cas.
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La maladie d'Alzheimer

La maladie d'Alzheimer bénéficie depuis plusieurs années dans de multiples domaines de la révolution des neurosciences que nous vivons. Cette révolution a profondément modifié notre regard sur la maladie et la prise en charge des patients et de leur famille. Un bref historique nous donnera une idée du chemin parcouru et nous aidera à imaginer les voies qui pourront demain être explorées. En effet l'avenir nous impose de relever de nombreux défis pour faire face à cette épidémie. La maladie d'Alzheimer offre des opportunités encore récemment inimaginables pour les neurologues de participer à la recherche et d'intégrer ses résultats dans de nouvelles pratiques scientifiques, médicales et éthiques pour les patients, leur famille et la société qui les entoure.
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Les neuropathies périphériques

Les neuropathies périphériques sont des maladies bien plus rares que les maladies du système nerveux central (cerveau, moelle épinière) au premier rang desquelles la maladie d'Alzheimer, de Parkinson, les AVC, la SEP... ; l'imagerie radiologique y est de peu d'apport diagnostique. Elles sont plus fréquentes chez l'adulte et concernent environ 8 % des sujets âgés de plus de 65 ans. Elles méritent toutefois d'être connues car elles peuvent engager le pronostic fonctionnel et parfois le pronostic vital. Il existe une grande diversité dans ces affections et les étiologies sont nombreuses. Des progrès considérables ont été réalisés au cours des 50 dernières années permettant de reconnaitre les neuropathies périphériques, d'en préciser l'étiologie, de proposer un traitement symptomatique et plus récemment un traitement spécifique si possible.
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Les traitements de fond de la sclérose en plaques

Depuis une quinzaine d'années, la prise en charge thérapeutique de la SEP a été considérablement modifiée et il est vraisemblable que les cinq prochaines années soient de nouveau marquées par un enrichissement important de notre arsenal thérapeutique. Cette affirmation enthousiaste doit cependant être tempérée, l'immense majorité des développements thérapeutiques en cours ayant pour objectif commun de lutter contre l'inflammation auto-immune périphérique (en dehors du système nerveux central). Il est cependant clair qu'une partie (la majeure partie ?) du handicap neurologique qui s'accumule au cours de la maladie, en particulier lors des phases progressives, n'est pas directement une conséquence de l'auto-immunité périphérique, mais implique des mécanismes de neuro-inflammation autonome confinée au SNC et/ou des mécanismes neurodégénératifs. L'avenir thérapeutique de cette maladie passera donc nécessairement par le développement de traitement ciblant ces mécanismes, perspectives non clairement accessible à court terme.
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