Oncologie - Cancerologie

  

Chimiothrapie neo-adjuvante (CNA) des cancers du sein

La chimiothrapie neo-adjuvante a t utilise ds les annes 1970 pour le traitement initial de cancers du sein inaccessibles un traitement chirurgical vise curatrice - du fait de mtastases synchrones, ou de l'extension loco-rgionale et ou du caractre inflammatoire. La constatation de taux de rponses cliniques levs et d'une oprabilit secondaire frquente, ont conduit beaucoup de groupes l'tudier pour des cancers du sein oprables (T2), puis pour des cancers du sein ventuellement accessibles un traitement conservateur mais haut risque volutif. Enfin l'quivalence par rapport aux traitements adjuvants de la survie et de la survie sans rechute ont conduit utiliser cette approche pour dgager mieux et plus rapidement les relations entre la biologie des cancers du sein et leur sensibilit aux traitements systmiques.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Dmembrement molculaire des tumeurs solides et apport des thrapies molculaires cibles en cancrologie

La prise en charge des patients atteints de cancer a t profondement modifie la fin du XXme sicle par la mise disposition de nouveaux traitements appels thrapies cibles, ou plus exactement thrapies molculaires cibles (TMC), et par une meilleure connaissance du processus biologique conduisant l'emergence du cancer. La terminologie cthrapies molculaires cibles fait rfrence des stratgies thrapeutiques diriges contres des anomalies molculaires supposes impliques dans le processus de transformation noplasique. Ces TMC se distinguent des mdicaments cytotoxiques anciens (alkylants, antimtabolites... ou rcents (inhibiteurs de topoisomerase et taxanes), bien que ces agents inhibent aussi une cible (microtubules, ADN). Cependant, cette cible n'est pas implique directement dans le processus de transformation noplasique. Par ailleurs, il faut noter que les modulations hormonales, ralises pour le traitement de la phase mtastatique ou adjuvante du cancer du sein, de la prostate ou de la thyroide, et ayant dmontr de longue date leur bnfice thrapeutique, correspondaient en fait au premieres thrapies molculaires cibles en cancrologie. Ces traitements peuvent tre considrs comme les anctres des TMC car elles agissent au niveau des anomalies molculaires de cancers hormonaux: les rcepteurs aux oestrognes pour le cancer du sein, ou les rcepteurs aux andrognes pour le cancer de la prostate.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Le cancer bronchique non petites cellules aujourd'hui ?

Le cancer du poumon reste la premire cause de mortalit par cancer. En 2006, il a t responsable de 22 000 dcs chez l'homme et 6300 dcs chez la femme. Les cancers bronchiques se rpartissent en deux grands groupes : cancers petites cellules et non petites cellules, eux mmes subdiviss en pidermodes, adnocarcinomes et grandes cellules. Les cancers petites cellules ont vu progressivement leur incidence diminuer, au point de ne plus reprsenter que 10 15% des cancers du poumon, tandis que l'absence d'innovation dans les traitements qui leur sont opposs contrastant avec le foisonnement des avances dans la prise en charge des non petites cellules, les a fait rgresser au point d'tre dsormais souvent inclus dans le champ des maladies orphelines. C'est donc la prise de dcision thrapeutique devant un cancer non petites cellules que nous nous intresserons dans cet article.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Nouveauts en Cancrologie Digestive

Ce cancer reste une maladie redoutable. Des progrs ont nanmoins t faits dans la stratgie de traitement. Il a t prsent en 2010 les rsultats de deux tudes randomises valuant l'efficacit de la radiochimiothrapie (RT-CT) pr-opratoire. Elles permettent de suggrer que le traitement noadjuvant n'a pas d'intrt pour les tumeurs de stade I-II (tude FFCD 9901, mdianes de survie pour la chirurgie 44 mois chirurgie seule versus 32 mois avec radiochimiothrapie par 5FU cisplatine). En revanche, dans une autre tude, la radiochimiothrapie utilisant un traitement par paclitaxel carboplatine amliorait la survie des patients ayant une tumeur de stade III (tude nerlandaise CROSS, mdianes de survie 49 mois avec RT-CT versus 26 mois sans).
Continuer la lecture  |  Réagissez

Radiothrapie et cancer du sein

Avec une incidence annuelle de l'ordre de 40 000 nouveaux cas, le cancer du sein est responsable en France d'environ 10 000 dcs par an reprsentant la premire cause de mortalit par cancer chez la femme. La place de la radiothrapie est essentielle et est actuellement bien tablie dans la stratgie thrapeutique en association avec les autres armes thrapeutiques disponibles (chirurgie, cytostatiques, thrapies cibles, hormonothrapie) avant tout dans le cadre du traitement loco-rgional que nous envisagerons dans cette mise au point mais aussi, au stade mtastatique, vise antalgique (localisations osseuses) ou dcompressive et de stabilisation tumorale (mtastases crbrales). La snologie a bnfici, comme les autres domaines de l'oncologie, des avances technologiques rcentes qui caractrisent aujourd'hui la radiothrapie moderne dite de conformation (acclrateurs de particules quips de collimateurs multilames, acquisition des donnes anatomiques en position de traitement par scanner ddi, dosimtrie informatise avec tablissement d'histogrammes dose-volume, contrle des champs d'irradiation par imagerie portale...) et autorisent l'optimisation de la distribution de dose en prservant les organes critiques qui sont ici essentiellement le coeur et le poumon. Paralllement, de nombreux travaux, qu'il s'agisse d'essais prospectifs randomiss ou plus souvent de mta-analyses, ont permis de mieux cerner l'impact de l'irradiation sur le contrle local et la survie et de quantifier les toxicits ventuelles afin de prciser les indications de la radiothrapie tant en terme de chronologie que de volumes irradis et de dose dlivre.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Actualits sur l'intensification des traitements adjuvants en onco sein

Le cancer du sein est le cancer le plus frquent chez la femme et reprsente la premire cause de dcs par cancer dans le monde. Son incidence est en constante augmentation dans de nombreux pays et l'amlioration de la survie globale ces dernires annes est principalement due un diagnostic de plus en plus en prcoce. La recherche dans les annes 70 a mis en vidence la relation troite entre dose et rponse dans l'action des molcules de chimiothrapie contre le cancer. En effet il est observ que la rponse tumorale est corrle de manire positive avec la dose/intensit des drogues reues, la dose/intensit tant une fonction de la dose et du temps des rgimes de chimiothrapie. L'intensification thrapeutique a donc connu son heure de gloire au cours des dcennies 80 et 90. Mais en 1999-2000 clate l'affaire Bezwoda , mdecin sud-africain condamn pour avoir falsifi deux essais randomiss valuant l'impact de l'intensification thrapeutique dans les cancers du sein. Il n'en demeure pas moins que le concept de la chimiothrapie haute dose (CTHD) reste d'actualit. Alors que la CTHD a de nombreuses indications en hmatologie (mylome multiple, lymphomes non hodgkiniens agressifs, maladie de hodgkin et leucmie aigu myloblastique), son bnfice ventuel dans le cancer du sein est encore discut. Si de nombreuses tudes de phase II ont t publies avec des rsultats encourageants, les tudes de phase III qui ont compar une chimiothrapie dose standard (CTDS) une intensification thrapeutique avec support hmatopotique ont t d'une part sporadiques et d'autre part critiquables avec de nombreux biais (slection des patientes, htrognit des stades et du choix des drogues). Il nous donc apparu utile et opportun de faire le point sur la place de la CTHD dans le traitement des tumeurs du sein en situation adjuvante mais galement sur la dose-densifie. Nous n'aborderons pas ici le rle de la CTHD en phase mtastatique.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Cancer bronchique non petites cellules : des progrs thrapeutiques qui se poursuivent

Des progrs importants ont t raliss au cours des dix dernires annes dans le traitement des cancers bronchiques non petites cellules, y compris aux stades avancs. Initialement fonde sur une approche reposant essentiellement sur le stade de la tumeur, la prise en charge de ces cancers volue vers une individualisation croissante des traitements associant chimiothrapie classique, thrapie cible, radiothrapie et chirurgie.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Cancer de l'ovaire : stratgies, nouvelles solutions

L'incidence du cancer de l'ovaire amorc une dcroissance, peut-tre en raison des effets prventifs de la contraception orale dont les effets commencent se faire sentir. L'ovariectomie bilatrale chez les patientes prsentant une mutation BRCA1/2 est une autre mesure prventive qui pourrait rduire elle-seule jusqu' 10% l'incidence du cancer pithlial de l'ovaire. La recherche des mutations BRCA1/2 va tre facilite par les recommandations de l'HAS en faveur d'un avis oncogntique pour toute patiente atteinte d'adnocarcinome de l'ovaire de moins de 70 ans. Par contre, il n'existe toujours pas de dpistage reconnu du cancer de l'ovaire, avec pour corollaire un diagnostic souvent tardif (stade avanc FIGO IIB, III ou IV dans 3 cas sur 4). Il est important signaler la mauvaise performance de l'chographie pelvienne vise de dpistage qui aboutit 3 fois plus de laparotomies inutiles que l'analyse de l'volution du taux du CA 125 selon un algorithme prdtermin.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Les cancers des voies aro-digestives suprieures : 20 ans de progrs

Les cancers des voies aro-digestives suprieures (VADS) restent globalement des cancers frquents, les cinquime en frquence chez l'homme en France ; ils sont marqus par une grande htrognit qui tient aux diffrentes localisations dont l'histoire naturelle et les traitements sont trs diffrents : cavit buccale, oropharynx, cavum, larynx, hypopharynx, sinus, pour parler des localisations les plus frquentes, posent des problmes trs diffrents les uns des autres ; mme leur pidmiologie n'est pas la mme.
Continuer la lecture  |  Réagissez

Rmission Complte des Carcinomes rnaux sous TKI anti VEGFR

Avant la rvolution des thrapies cibles dans le cancer du rein mtastatique, les cytokines telles que l'IFN alpha et l'IL2 constituaient le traitement de rfrence dans cette indication. Ces immunothrapies prsentaient des taux de rponse faibles, mais un petit nombre de patient prsentaient des remissions compltes prolonges. Depuis 5 ans, 6 molcules ont obtenu une AMM dans cette indication: trois inhibiteurs de tyrosine kinase (TKI) anti VEGFR (Sunitinib/Sutent, Pfizer; Sorafenib/ Nexavar, Bayer; Pazopanib/Votrient, GSK), un anticorps monoclonal anti VEGF (Bevacizumab/Avastin, Roche) en association avec l'IFN et deux inhibiteurs d'une kinase intracellulaire appele mammalian target inhibitor of rapamycin (mTOR): (Temsirolimus/Torisel, Pfizer et Everolimus/Afinitor, Novartis). Ces diffrentes thrapeutiques ont considrablement modifi le pronostic des patients, menant des survies globales mdiane de plus de 2 ans. Cependant les taux de rponse objective avec les TKI anti VEGFR n'excdent pas les 39% et les rponses compltes sont des vnements presque inexistant des grandes phases III d'enregistrement de ces molcules et exceptionnellement observs ou rapports travers des case-report. Les caractristiques des patients dveloppant des Rponses Compltes (RC) sous TKI anti VEGFR sont mal connues et la question de la prise en charge de ces patients aprs l'obtention de la RC : poursuite ou arrt du TKI, reste non documente.
Continuer la lecture  |  Réagissez