L'édito Cardiologie
Publié le 10 juillet 2026
La cardiologie en France
Un enjeu majeur de santé publique
Les maladies cardiovasculaires représentent un problème de santé publique en France avec un nombre de 140000 décès par an, plus d’un million d’hospitalisation annuelle et des chiffres prévisionnels montrant une augmentation attendue de ces pathologies dans les années à venir.
Une spécialité dynamique et innovante
La cardiologie est une spécialité très dynamique bénéficiant de nombreuses avancées thérapeutiques permettant d’améliorer la qualité de vie et d’allonger significativement l’espérance de vie de nos patients. Particulièrement, la cardiologie interventionnelle a connu le développement des valves percutanées. La rythmologie connait des nouveaux de pacemaker (sans sonde), de nouveaux modes de stimulation (stimulation physiologique) et de nouvelles énergies pour l’ablation comme l’électroporation avec des procédures plus sures et plus rapides. L’imagerie connait un développement de nouveaux modules pour le scanner et l’IRM cardiaque avec des indications élargies. Nous avons aussi de nombreux développements de médicaments dans l’insuffisance cardiaque, la cardiologie métabolique ou la cardio-oncologie.
La démographie médicale
La démographie médicale en général et en particulier en cardiologie montre une diminution du nombre de cardiologues en France du fait du nombre plus important de départs à la retraite que de jeunes cardiologues. Ces chiffres démographiques ont abouti à une augmentation du nombre d’étudiants acceptés dans les études médicales aboutissant à une augmentation significative du nombre d’externes ayant passé l’internat en 2026 (10500).
Ces chiffres laissent entrevoir la possibilité d’une augmentation du nombre d’internes en cardiologie qui est actuellement d’environ 35/an à la rentrée 2026. Les stages de cardiologie proposés en Ile de France permettent d’avoir une formation complète avec des services de haut niveau en termes de formation. Il y a environ 210 postes d’internes DES en cardiologie en Ile de France avec une répartition homogène entre CHU et autres structures type CHG ou structures privées ainsi qu’une répartition entre des stages dans Paris intra-muros ou en banlieue.
Les sous-spécialités du DES de cardiologie
L’internat de cardiologie présente la spécificité de proposer plusieurs sous-spécialités permettant de former aussi bien des cardiologues dits généralistes que des cardiologues plus spécialisés. Dans ce cadre 3 options sont disponibles dans la maquette du DES de cardiologie : Option Imagerie Cardio-Vasculaire d’Expertise (ICVE), rythmologie interventionnelle (RI) et cardiologie interventionnelle (CI).
L’option ICVE se déroule en 1 an lors de la dernière année de phase d’approfondissement avec une formation axée sur la pratique du scanner, de l’IRM cardiaque ou de l’échocardiographie d’expertise (ETO, écho de stress,..). Les options rythmologie interventionnelle et cardiologie interventionnelle se déroulent lors de la phase de consolidation (Docteur Junior) sur 2 ans avec au moins un stage en CHU et un temps dédié à la pratique interventionnelle d’au moins 50% du temps de stage.
Les postes d’option en Ile de France
Les postes d’option en cardiologie en Ile de France sont en général pourvus (9 en ICVE, 6 en RI et 8 en CI par an) et lorsqu’ils ne le sont pas nous avons pu accueillir des internes DES d’autres régions qui n’avaient pas de place, avec ces critères d’acceptation très spécifiques et en accord avec l’ARS Ile de France.
Les possibilités de changement de spécialité
Enfin, plusieurs internes ont demandé un droit au remord (à demander avant la fin du 4ème semestre) pour rejoindre le DES de cardiologie et certains médecins d’autres spécialités ont demandé la possibilité de réaliser un 2ème co-DES permettant d’avoir le titre de cardiologue.
