L'édito Dermatologie
Publié le 3 septembre 2026
Pour celles et ceux qui hésitent encore, voici pourquoi choisir la dermatologie.
La dermatologie est une spécialité polyvalente interventionnelle et clinique, mêlant la prise en charge des cancers cutanés et des dermatoses inflammatoires comme le vitiligo le psoriasis, la maladie de Verneuil ou la dermatite atypique.
Le diagnostic et la prise en charge dermatologiques sont un vrai enjeu de santé publique en France : 3 fois plus de cancers cutanés depuis 1990, un accroissement attendus avec le vieillissement de la population, entre 141 000 et 243 000 nouveaux cas chaque année (dont près de 18 000 mélanomes), environ 2,4 millions de personnes touchées par le psoriasis, et 2 millions d’adultes plus 850 000 enfants atteints de dermatite atopique.
La dermatologie est une spécialité dynamique. Les internes arrivent à un moment charnière, marqué par de vraies révolutions thérapeutiques et le traitement d’affections où antérieurement rien n’existait, avec de grande transformations: le pronostic du mélanome grâce à l’immunothérapie et thérapie ciblée , la qualité de vie des patients avec l’arrivée des biothérapies spécifiques aux maladies de peau inflammatoire. Sur le plan de l’imagerie, il est désormais possible de se former à des outils comme la dermoscopie numérique, la microscopie confocale, la LC-OCT et l’intelligence artificielle en aide au diagnostic.
La dermatologie est une spécialité pionnière en matière d’organisation innovante des soins. Face à la baisse démographique du nombre de dermatologues (2 848 praticiens actifs en France en 2025, soit environ 4,1 pour 100 000 habitants, avec des délais de rendez-vous en forte hausse dans de nombreux territoires), l’utilisation du numérique et en particulier de la télédermatologie s’est imposée, pour intégrer des nouveaux acteurs dans l’organisation des soins e.g infirmières, infirmière de pratique avancée, professionnels de santé para médicaux ou médicaux non dermatologues. Les internes sont formés à ces nouvelles pratiques, au diagnostic à distance et sur les images. Au-delà de la télédermatologie, la réflexion sur l’organisation des soins est centrale dans la formation : place du dermatologue dans le parcours de soins gradué, collaboration avec la médecine de ville, articulation entre CHU, CHG et cabinets libéraux, délégation de tâches et travail en équipe pluriprofessionnelle. Ces enjeux organisationnels seront au cœur de votre exercice futur, quel que soit le mode d’exercice choisi.
Choisir la dermatologie c’est aussi pour cette spécialité en 4 ans, la possibilité de se spécialiser via des formations spécialisées transversales (FST) : oncodermatologie, allergologie, soins palliatif ou pharmacologie…ou des diplômes inter universitaires ou universitaires (DU/DIU) de chirurgie dermatologie, dermatoscopie, dermatologie infectieuse, pédiatrique, des muqueuses, de médecine interne, de dermatopathologie, ou encore dermatologie esthétique et correctrice avec l’utilisation des lasers.
Prendre en charge les maladies de peau inclut une formation permettant de participer à la prise en charge des dermatoses graves ou urgentes comme les toxidermies, les nécroses épidermiques toxiques, les fasciites nécrosantes mais aussi à des pathologies altérant la qualité de vie des patients comme l’acné, la rosacée ou de limiter les séquelles ou cicatrices de pathologies affichantes grâce à un diagnostic et un traitement précoce.
Pourquoi choisir l’Île-de-France ? Parce qu’elle offre une formation complète, dans des services reconnus, avec un vrai équilibre entre CHU et structures de type CHG ou privées, ainsi que le choix entre des stages à Paris intra-muros ou en banlieue. Cela permet à chacun de construire un parcours qui lui correspond. L’Ile-de-France est la région la plus densément peuplée, la démographie médicale joue en faveur des jeunes praticiens qui pourront assez facilement s’installer avec de véritables zones de déserts médicaux.
Enfin, si après quelques semestres un interne réalise que la dermatologie n’est pas véritablement sa voie, le droit au remord reste possible (à demander avant la fin du 4ème semestre). Les médecins déjà spécialisés dans un autre domaine peuvent également demander un 2e co-DES afin d’obtenir le titre de dermatologue.
En 2026, 129 sur 10 260 postes d’internes seront formés au niveau national, dont 20 en Île-de-France.
Pour la subdivision c’est une réelle bouffée d’oxygène qui devrait nous permettre dans les prochaines années d’élargir les terrains de stage libéraux tout en maintenant une formation de qualité et d’excellence dans les 9 services universitaires et 9 services hospitaliers répartis sur le territoire.
Choisir la dermatologie, c’est choisir une spécialité qui évolue, qui innove sur le plan diagnostic et thérapeutique pour limiter les conséquences de pathologies mortelles ou parfois simplement affichantes, une spécialité interventionnelle capable d’opérer de corriger et de réparer les séquelles ou d’intégrer grâce au numérique d’autres professionnels de santé et d’autres vues de la peau. C’est une spécialité qui vous laissera le temps de trouver votre voie durant l’internat parmi plusieurs modes d’exercice la carrière hospitalière ou libérale avec de vraies spécificités et sous spécialités.
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