La règlementation française a décrit et règlementé la télémédecine (TM) en 5 actes : La téléconsultation, la téléexpertise (entre médecins avec le dossier médical en l'absence du patient), la télésurveillance médicale, la téléassistance médicale (d'un médecin à un professionnel de santé) et le télé-conseil auprès du Centre 15. En diabétologie, la télémédecine s'est beaucoup centrée autour de la gestion des glycémies à travers divers systèmes communicants connectant certaines « Apps », lecteurs glycémiques, Mesures Continues du Glucose (MCG) ou pompes, et remontant diverses données dont les glycémies vers les soignants, via des sites web plus ou moins sécurisés. La majorité de ces systèmes, et en particulier les « Apps », n'ont pas été évalués. Néanmoins la diabétologie reste la discipline qui produit le plus d'études scientifiques publiées dans le domaine de la télémédecine : plus de 200 référencées dans Medline en 2014, devant la télé-psychiatrie, la radiologie, les AVC ou la dermatologie. Cette abondance cache malheureusement des résultats moyens décevants : diverses méta-analyses centrées sur l'amélioration de l'HbA1c montrent en effet des résultats moyens des plus modestes (-0.10% dans le groupe intervention par rapport au groupe contrôle.
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