Hypertension Artérielle Pulmonaire : un modèle pour une Start-up

Illustration medicale - Hypertension Artérielle Pulmonaire : un modèle pour une Start-up

Résumé

Au cours de l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP), un remodelage artériel pulmonaire intense et une obstruction progressive des petits vaisseaux pulmonaires sont responsables d'une augmentation de la pression artérielle pulmonaire moyenne àplus de 25mmHg au repos, conduisant àla défaillance cardiaque droite et la mort sauf si le patient répond aux traitements existants ou peut bénéficier d'une transplantation pulmonaire. Ce remodelage vasculaire pulmonaire met en jeu l'inflammation péri-vasculaire, la dysfonction endothéliale, ainsi que la prolifération incontrôlée et la résistance àl'apoptose des cellules musculaires lisses artérielles pulmonaires. L'HTAP est une maladie rare, mais loin d'être orpheline. Pas moins de 12 traitements actifs sont sur le marché, ciblant les 3 voies principales essentiellement modulatrices du tonus vasculaire : la voie de l'endothéline, la voie du monoxyde d'azote et la voie de la prostacycline. Ces molécules ont permis d'améliorer la qualité de vie des patients et de prolonger la survie. C'est dans ce contexte, hors des sentiers battus, qu'une équipe de l'UMR_S 999 INSERM-Université Paris Sud, unité dirigée par le professeur Marc Humbert et adossée au Centre de Reference de l'Hypertension Pulmonaire (Service de Pneumologie, Hôpital Bicêtre) et au DHU TORINO (Thorax Innovation), a découvert le récepteur NMDA (NMDAR), un canal ionique activé par le glutamate, comme nouvel acteur dans la physiopathologie de l'HTAP. Le NMDAR se profile comme une nouvelle cible thérapeutique totalement inattendue mais impliquée dans le remodelage vasculaire conduisant àl'HTAP et imbriquée dans les voies connues de l'HTAP telles que celles de l'endothéline et du PDGF, et une innovation thérapeutique potentielle est en marche grâce àdes collaborations pluridisciplinaires dans l'environnement académique de l'UMR_S 999 au sein de l'Université Paris Saclay.

Début de l’article

Le contexte de l'hypertension artérielle pulmonaire

Au cours de l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP), un remodelage artériel pulmonaire intense et une obstruction progressive des petits vaisseaux pulmonaires sont responsables d'une augmentation de la pression artérielle pulmonaire moyenne à plus de 25mmHg au repos, conduisant à la défaillance cardiaque droite et la mort sauf si le patient répond aux traitements existants ou peut bénéficier d'une transplantation pulmonaire[1]. Ce remodelage vasculaire pulmonaire met en jeu l'inflammation péri-vasculaire, la dysfonction endothéliale, ainsi que la prolifération incontrôlée et la résistance à l'apoptose des cellules musculaires lisses artérielles pulmonaires[2-4]. L'HTAP est une maladie rare, mais loin d'être orpheline. Pas moins de 12 traitements actifs sont sur le marché, ciblant les 3 voies principales essentiellement modulatrices du tonus vasculaire : la voie de l'endothéline, la voie du monoxyde d'azote et la voie de la prostacycline[5].

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