La BPCO se moderniserait-elle ?

Illustration medicale - La BPCO se moderniserait-elle ?

Résumé

Dans l'imaginaire des plus anciens d'entre nous, la BPCO renvoie àl'image d'un homme âgé crachotant, le souffle court, atteint d'une maladie auto-infligée inaccessible aux traitements. Pourtant, le visage de la BPCO a considérablement changé ces dernières années, àcommencer par l'égalisation des sexes vis-à-vis de la prévalence de la maladie et de sa place parmi les causes de mortalité.

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Dans l'imaginaire des plus anciens d'entre nous, la BPCO renvoie à l'image d'un homme âgé crachotant, le souffle court, atteint d'une maladie auto-infligée inaccessible aux traitements. Pourtant, le visage de la BPCO a considérablement changé ces dernières années, à commencer par l'égalisation des sexes vis-à-vis de la prévalence de la maladie et de sa place parmi les causes de mortalité.

La BPCO est caractérisée par une obstruction bronchique permanente et souvent progressive. La toute dernière définition internationale (2017) exige en outre l'existence de symptômes respiratoires (toux, expectoration, dyspnée, sifflements thoraciques ou « bronchites » à répétition) pour parler de BPCO, excluant de facto les syndromes obstructifs chroniques réellement asymptomatiques[1]. Ceci permet d'éviter de prescrire des traitements essentiellement symptomatiques à des « patients » sans symptômes. Il faut toutefois insister sur la nécessité d'un interrogatoire attentif, car les patients sous-estiment volontiers l'impact de leur maladie sur leur voie quotidienne.

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