Nouveaux traitements médicamenteux de l'obésité : la fin de la chirurgie bariatrique ?

Résumé
L'arrivée de nouveaux traitements pharmacologiques pour le traitement de l'obésité amorce une révolution dans la prise en charge de cette pathologie chronique. Les agonistes du récepteur au GLP-1 sont les premiers acteurs de cette révolution en induisant des pertes de poids significatives en association aux mesures hygiéno-diététiques. Leur mode d'action est central en augmentant la satiété et en réduisant les ingestats alimentaires. Leurs effets secondaires sont dominés par les troubles digestifs. Il existe actuellement un risque de mésusage de ces molécules utilisées habituellement dans le traitement du diabète de type 2. De nombreuses molécules, ciblant des récepteurs complémentaires à ceux du GLP-1 sont en cours d'étude et pourraient élargir la pharmacothérapie pour les patients en situation d'obésité, limitant le recours à la chirurgie bariatrique.
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Introduction
La pharmacologie de l'obésité est à un tournant. Après les affres du passé, un espoir est né de pouvoir aider les patients en situation d'obésité grâce à des molécules à la fois efficaces et sûres dans leur utilisation. Les premiers acteurs disponibles de cette nouvelle pharmacologie de l'obésité sont les agonistes des récepteurs au GLP-1 (AR GLP-1). Ces molécules sont déjà largement utilisées comme traitements hypoglycémiants dans le traitement du diabète de type 2. Deux d'entre eux, le Liraglutide et le Sémaglutide, ont aussi obtenu ces dernières années l'AMM en Europe pour la perte de poids chez les patients non diabétiques en situation d'obésité, en complément des mesures hygiéno-diététiques. Une troisième molécule, le Tirzepatide, co-agoniste GIP-R/GLP1-R, a également obtenu une AMM fin 2023 pour le traitement de l'obésité.
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