Thérapeutique prénatale en cas de hernie de coupole diaphragmatique

Résumé
Dans les années 1990, une stratégie de réparation du diaphragme in utero par chirurgie ouverte avait été développée par l'équipe de Harrison [1]. Cependant, en raison du caractère invasif de ce type de chirurgie impliquant une laparotomie médiane et une hystérotomie, la morbidité maternelle était conséquente et il n'y avait pas d'amélioration du pronostic néonatal. De plus, en cas d'ascension du foie, le canal d'Arantius se trouvait plicaturé lors de la réintégration du contenu hernié, cela entraînant le décès du fœtus.
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Dans les années 1990, une stratégie de réparation du diaphragme in utero par chirurgie ouverte avait été développée par l'équipe de Harrison[1]. Cependant, en raison du caractère invasif de ce type de chirurgie impliquant une laparotomie médiane et une hystérotomie, la morbidité maternelle était conséquente et il n'y avait pas d'amélioration du pronostic néonatal. De plus, en cas d'ascension du foie, le canal d'Arantius se trouvait plicaturé lors de la réintégration du contenu hernié, cela entraînant le décès du fœtus. C'est ainsi que s'est développée la stratégie basée sur la stimulation de la croissance pulmonaire fœtale par occlusion trachéale, plutôt que la réparation de l'anomalie diaphragmatique elle-même. La hernie exerce des contraintes mécaniques provoquant la fuite du liquide pulmonaire, qui participe au développement des poumons en les maintenant dans un état d'expansion indispensable à leur croissance et maturation.
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