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Infectiologie

Par: Olivier BOUCHAUD, AIHP 1984 - PU-PH

Que reste-t-il d’infectieux en médecine tropicale ?

Publié le : 01/03/2022

Le phénomène majeur, mondial, global et étrangement méconnu de transition épidémiologique qui a fait basculer la domination des maladies infectieuses vers les maladies non transmissibles pourrait être doublée par un retour des maladies infectieuses (diffusion mondiale des bactéries multirésistantes, émergences épidémiques favorisées par l’urbanisation anarchique, …). Ce défi majeur loin de ne concerner que la « médecine tropicale » nécessite l’approche One Health qui ne peut être que globale et intégrée au niveau mondial.

Ebola 2014-2015 : triste révélateur des dysfonctionnements de nos sociétés

Publié le : 15/06/2015

L 'épidémie Ebola d'Afrique de l'Ouest qui a débuté fin 2013 et est toujours bien active début 2015 pose de graves questions épidémiologiques, médicales mais aussi et surtout, car la cause en est bien là, sur le fonctionnement de nos sociétés. Comment en est on arrivé là ?

Paludisme de l'adulte

Publié le : 01/06/2011

Le paludisme est une maladie parasitaire dont le vecteur est un moustique. Elle peut être mortelle lorsque l'espèce Plasmodium falciparum est en cause. La transmission du paludisme ne se fait que dans certaines zones tropicales (surtout en Afrique). Le diagnostic peut cependant être fait en France et dans les pays industrialisés chez des personnes ayant voyagé en zone tropicale correspondant alors au paludisme d'importation. Sa gravité potentielle justifie l'adage "toute fièvre au retour de zone tropicale est un paludisme jusqu'à preuve du contraire" et la recherche en urgence du parasite dans les globules rouges par un frottis sanguin et une goutte épaisse est indispensable dans cette situation. Les problèmes de résistance aux antipaludiques et la mise en évidence d'effets secondaires ont fait considérablement évoluer la thérapeutique du paludisme aussi bien en curatif qu'en prévention, cette dernière devant être complétée par la prévention anti vectorielle.

Par: Jean-Luc MEYNARD, AIHP 1987

Quoi de neuf avec les « nouveaux » antibiotiques ?

Publié le : 01/03/2022

 Si l’on fait abstraction des nouveaux anti-tuberculeux (delamanide, bedaquiline), les autres antibiotiques récemment commercialisés sont des céphalosporines associées à de nouveaux inhibiteurs de betalactamases (plutôt anti bacilles à Gram négatif), un glycopeptide (plutôt anti coque à Gram positif), et une quinolone (à plus large spectre). Les nouvelles céphalosporines (ou carbapenem) sont associées à un inhibiteur de beta lactamase (ceftolozane – tazobactam, ceftazidime – avibactam, meropenem - vaborbactam), ou non accompagnée (céfidérocol). Les nouveaux glycopeptides sont résumés à la dalbavancine. Et il existe une nouvelle quinolone, la délafloxacine. Aucune nouvelle classe d’antibiotique n’a été commercialisée depuis les oxazolidinones (linezolide) si bien qu’il faut tempérer cette impression de nouveaux antibiotiques.

Infection à Clostridium difficile : recommandations de prise en charge

Publié le : 15/06/2015

Clostridium difficile, bactérie à gram positif anaerobie, sporulée est actuellement considéré comme le principal microorganisme responsable des diarrhées associées aux soins. L'intérêt porté à ce germe remonte maintenant à plusieurs années, en raison de la description en Amérique du Nord, puis en Europe, d'épidémies associées à une augmentation des formes sévères, de la mortalité et d'une moins bonne réponse au traitement par le métronidazole.

Par: Odile LAUNAY, AIHP 1988 - PU-PH

Les vaccins ARNm : une révolution dans l’histoire de la vaccination

Publié le : 01/03/2022

Pour la première fois depuis l’histoire de la médecine, des vaccins ont été mis au point en moins d’un an après la découverte du SARS CoV-2, nouveau bêta coronavirus humain à l’origine du Covid-19. Parmi les vaccins disponibles, ceux utilisant l’ARNm, une technologie en développement depuis plusieurs dizaines d’années, ont montré leur efficacité et ont eu un impact majeur sur la réduction des hospitalisations et des décès. Ce succès ouvre la porte à d’autres développements qui devraient permettre la mise au point de nouveaux vaccins dans les prochaines années.

Présentation du dossier infectiologie

Publié le : 01/09/2018

En 2018, les infections sont responsables de plus de 25 % des décès dans le Monde, représentant la seconde cause de décès après les maladies cardio vasculaires. Elles surviennent tout au long de la vie mais leur fréquence et leur gravité sont plus importantes aux âges extrêmes de la vie (le nourrisson avant l'?âge de 2 ans particulièrement avant l'âge de 6 mois, et la personne âgée) et chez les personnes immunodéprimées (immunodépression primitive ou secondaire) dont le nombre est en augmentation croissante avec les remarquables progrès réalisés dans différents domaine de la médecince, transplantation d'organe solide, hématologie, médecine interne, rhumatologie, dermatologie...

Vaccination de l'adulte : recommandations, problématiques actuelles et perspectives

Publié le : 01/09/2018

Les succès de la vaccination et le calendrier vaccinal français La vaccination est le moyen le plus efficace pour la prévention d'un grand nombre de maladies infectieuses. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, les vaccinations permettent d'éviter la mort, chaque année dans le Monde, de plus de 2 millions de personnes, essentiellement des enfants. Son efficacité s'explique, pour la très grande majorité des vaccins, par leur capacité à protéger la collectivité. Si la réalisation de la plupart des vaccins du calendrier vaccinal s'effectue au cours de l'enfance, la vaccination concerne également les adultes du fait de rappels ou de vaccins spécifiquement recommandés en fonction de l'âge, de la présence de comorbidités ou du statut immunitaire. La vaccination de l'adulte immunocompétent consiste principalement à réaliser les rappels du calendrier vaccinal contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la coqueluche. De plus, à partir de 65 ans, deux vaccins sont recommandés : le vaccin antigrippal saisonnier à réaliser de manière annuelle et le vaccin contre le zona entre 64 et 75 ans. Le calendrier vaccinal de l'adulte a été simplifié en France en 2013. Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a proposé un nouveau calendrier vaccinal prévoyant des rappels de vaccination à âge fixe chez les adultes (25 ans, 45 ans, 65 ans puis tous les 10 ans) dont le but est de n'administrer que le nombre d'injections nécessaires à une bonne protection, d'améliorer l'acceptabilité des vaccinations et de faciliter le suivi du calendrier vaccinal. L'objectif de la révision de l'âge des rappels de l'adulte était à la fois de limiter le nombre d'administrations et de favoriser ces rappels par un calendrier plus facile à mémoriser que le calendrier précédent qui comportait des rappels décennaux (https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/calendrier_vaccinations_2018.pdf).

Par: Éric CAUMES, AIHP 1982 - PU-PH

Maladie de Lyme, réalité et imposture

Publié le : 01/03/2022

La maladie de Lyme est une infection bactérienne transmise par piqure de tique, sous-diagnostiquée mais aussi sur-diagnostiquée. Elle est pourtant facile à reconnaitre et répond bien au traitement antibiotique. Une histoire de maladie de Lyme chronique, avec une sérologie négative, et résistante à un traitement bien conduit, doit faire évoquer un autre diagnostic au premier rang desquels des troubles somatiques fonctionnels. 

Tuberculose multirésistante

Publié le : 01/09/2018

La tuberculose est la 9e cause de décès au plan mondial et la principale cause de décès due à un agent infectieux devant le VIH. En 2016, 10,4 millions de personnes ont développé une tuberculose maladie et 1,7 million de décès lui étaient imputables. Plus de 95 % des décès dus à la tuberculose surviennent dans des pays à revenus faibles ou intermédiaires. L'objectif OMS est de mettre un terme à l'épidémie tuberculeuse d'ici 2030, ce qui veut dire une réduction de 90 % du nombre de décès imputable et une réduction de 80 % de l'incidence des nouveaux cas par an. Dans ce contexte, la tuberculose multirésistante pose un problème majeur de Santé publique et est une menace pour la sécurité sanitaire. L'OMS estime à 600 000 par an le nombre de nouveaux cas présentant une résistance à la rifampicine dont 490 000 cas sont des cas de tuberculoses multirésistantes.

Par: Henri AGUT, AIHP 1979 - PU-PH

Coronavirus humains: une histoire d’émergences oubliées, avortées ou abouties

Publié le : 01/03/2022

L’histoire des infections humaines par les coronavirus est jalonnée par la succession d’émergences à partir de réservoirs de virus animaux. Trois d’entre elles, le SARS, le MERS, et la Covid-19, survenues au cours des 20 dernières années, correspondent à des infections respiratoires aiguës souvent très sévères, dont les coronavirus responsables sont respectivement le SARS-CoV, le MERS-CoV et le SARS-CoV-2, tous dérivés de virus de chauve-souris.

Les dérives de la communication de la science au temps de la Covid-19

Publié le : 01/03/2022

Pendant la pandémie, on estime que 350 000 articles et 65 000 preprints ont été diffusés. Peu contenaient des données probantes pour faire avancer la connaissance scientifique. Pratiques douteuses en recherche, revues d’auto-promotion, auteurs aux mains sales, rétractation d’articles ont été découverts par les citoyens avertis, les médias. La faible réaction des tutelles en général pour diminuer la malscience est à la limite de la complicité.

Par: Cédric LEMOGNE, AIHP 2001 - PU-PH

Covid long, Lyme chronique : troubles somatiques fonctionnels secondaires plutôt qu’infection prolongée ?

Publié le : 01/03/2022

Les troubles somatiques dits « fonctionnels » sont définis par des symptômes physiques non imputables à une dysfonction de l’organe qu’ils désignent et à l’origine d’une souffrance ou d’un retentissement fonctionnel significatif. On distingue deux types de syndromes somatiques fonctionnels : ceux définis par la nature des symptômes (comme la fibromyalgie) et ceux définis par l’origine supposée des symptômes. Il est vraisemblable que certains patients souffrant de symptômes attribués à une maladie de Lyme « chronique » ou à un « Covid long » présentent un trouble somatique fonctionnel, éventuellement secondaire à une infection initiale. Bien que fréquents, ces troubles restent méconnus du grand public et de certains membres du corps médical. Leurs mécanismes cognitifs et comportementaux incluent des facteurs prédisposants, des facteurs déclenchants et des facteurs d’entretien. Ces derniers sont accessibles à des mesures thérapeutiques.

Par: Brigitte RANQUE, AIHP 1997

Covid long, Lyme chronique : troubles somatiques fonctionnels secondaires plutôt qu’infection prolongée ?

Publié le : 01/03/2022

Les troubles somatiques dits « fonctionnels » sont définis par des symptômes physiques non imputables à une dysfonction de l’organe qu’ils désignent et à l’origine d’une souffrance ou d’un retentissement fonctionnel significatif. On distingue deux types de syndromes somatiques fonctionnels : ceux définis par la nature des symptômes (comme la fibromyalgie) et ceux définis par l’origine supposée des symptômes. Il est vraisemblable que certains patients souffrant de symptômes attribués à une maladie de Lyme « chronique » ou à un « Covid long » présentent un trouble somatique fonctionnel, éventuellement secondaire à une infection initiale. Bien que fréquents, ces troubles restent méconnus du grand public et de certains membres du corps médical. Leurs mécanismes cognitifs et comportementaux incluent des facteurs prédisposants, des facteurs déclenchants et des facteurs d’entretien. Ces derniers sont accessibles à des mesures thérapeutiques.

Par: Willy ROZENBAUM, AIHP 1973 - PU-PH honoraire

Quarante ans de pandémie du VIH/SIDA : ce qui a été accompli et ce qui reste à faire

Publié le : 01/03/2022

La pandémie de sida est en cours depuis 40 ans. Les premiers cas ont été identifiés en 1981. Le VIH est isolé en France en 1983. Les tests sérologiques sont mis au point rendant les dépistages possibles en 1985. Le premier antirétroviral, l’AZT, est disponible en 1987 mais les monothérapies successives s’avèrent un échec. Les premières combinaisons efficaces d’antirétroviraux sont disponibles en 1996, et vont changer définitivement la vie des personnes vivant avec le VIH en évitant l’évolution vers le sida et en cassant les chaines de transmission. Mais malgré d’importantes campagnes de dépistage, l’infection est restée endémique avec 6 à 7 000 nouveaux diagnostics annuels en France. La prévention évolue vers une diversification combinant différents moyens préventifs dont le dépistage et le traitement des personnes infectées, le préservatif, les prophylaxies pré- et post-exposition. 

Par: Daniel WALLACH, AIHP 1972 - MCU-PH

Histoire de la syphilisation

Publié le : 01/03/2022

La syphilisation est une tentative de vaccination anti-syphilitique par inoculation de chancres. Cette tentative a entraîné de nombreux problèmes médicaux et éthiques et a totalement échoué. Son promoteur, J-A Auzias-Turenne (1812-1870) a cependant eu des adeptes, notamment en Italie et en Norvège, où la syphilisation a pu faire figure de traitement de la syphilis, mais sans aucune preuve d’efficacité. 

La PrEP, prophylaxie pré-exposition du VIH.

Publié le : 01/09/2018

Bien que la lutte contre l'infection par le VIH dans le monde ait abouti, depuis plusieurs années, à une diminution des nouvelles infections et de la mortalité liée au VIH, le nombre de nouveaux diagnostics d'infection par le VIH est stable en France depuis 2011. Sur les 6 000 nouvelles infections par le VIH diagnostiquées en 2016, 44 % l'étaient chez les Hommes ayant des relations Sexuelles avec des Hommes (HSH) et 39 % chez les hétérosexuels nés à l'étranger. La seule population chez qui le nombre de nouvelles infections ne diminue pas depuis 2011 est la population des HSH.

Traitement Pré Exposition en prévention du VIH

Publié le : 15/06/2015

Le rapport ONUSIDA 2013, montre que 35.2 millions de personnes dans le monde vivent avec le Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH), et estime le nombre de nouvelles infections en 2012 à près de 2.3 millions. Ces nouvelles contaminations concernent plus particulièrement certains groupes à «haut risque» d'acquisition du VIH: les hommes ayant des relations avec les hommes (HSH), les usagers de drogues par voie intraveineuse et les personnes originaires de pays d'endémie (Afrique subsaharienne, Caraïbes et Europe de l'Est).

Par: Pierre TATTEVIN, Prof. Pierre Tattevin

Place des médicaments génériques en infectiologie

Publié le : 01/09/2018

Le terme « médicament générique » désigne la copie d'un médicament princeps dont le brevet et le certificat de protection sont tombés dans le domaine public. Lorsqu'un laboratoire pharmaceutique développe un médicament princeps, celui-ci est protégé par le biais de brevets qui le préservent de la concurrence pendant 20 ans à compter du jour de dépôt de la demande (soit en moyenne, 10 à 15 ans après la commercialisation). Une spécialité générique d'une spécialité de référence a la même composition qualitative et quantitative en principes actifs, la même forme pharmaceutique, et a démontré sa bioéquivalence.

Infections neuro-méningées

Publié le : 16/06/2015

Les infections neuro-méningées regroupent de nombreuses pathologies hétérogènes en termes de facteurs favorisants, de microbiologie, et de pronostic, mais qui sont pourtant souvent difficiles à distinguer lors de la présentation initiale.

Par: Beate HEYM,

CRIOAC : Une organisation pluridisciplinaire originale avec un réseau national pour la prise en charge des infections ostéo-articulaires complexes en France

Publié le : 01/09/2018

La création des Centres de Référence pour le traitement des infections ostéo-articulaires complexes (CRIOAC) a permis de reconnaitre et valider la prise en charge de ces infections difficiles à traiter par des équipes spécialisées et organisées de façon multidisciplinaire, et ainsi d'éclaircir le parcours des patients souvent long, pénible, couteux et difficile. Ces centres spécialisés préexistant à leur nomination officielle, se sont développés autour de ces infections dont le diagnostic microbiologique peut être difficile et nécessite des techniques particulières, la chirurgie spécifique, complexe dans certains cas par les gestes d'excision majeure puis de reconstruction associée à un traitement antibiotique adapté, prolongé, à forte posologie, nécessitant une surveillance rapprochée.

Par: Simon MARMOR,

CRIOAC : Une organisation pluridisciplinaire originale avec un réseau national pour la prise en charge des infections ostéo-articulaires complexes en France

Publié le : 01/09/2018

La création des Centres de Référence pour le traitement des infections ostéo-articulaires complexes (CRIOAC) a permis de reconnaitre et valider la prise en charge de ces infections difficiles à traiter par des équipes spécialisées et organisées de façon multidisciplinaire, et ainsi d'éclaircir le parcours des patients souvent long, pénible, couteux et difficile. Ces centres spécialisés préexistant à leur nomination officielle, se sont développés autour de ces infections dont le diagnostic microbiologique peut être difficile et nécessite des techniques particulières, la chirurgie spécifique, complexe dans certains cas par les gestes d'excision majeure puis de reconstruction associée à un traitement antibiotique adapté, prolongé, à forte posologie, nécessitant une surveillance rapprochée.

Par: André CABIE, AIHP 1987 - PU-PH

L'infection à virus Zika

Publié le : 01/09/2018

Le virus Zika (ZIKV) est un arbovirus dont le vecteur est un moustique. Ce virus a été découvert en 1947 dans la forêt Zika en Ouganda. Le ZIKV a ensuite été détecté de façon sporadique pendant 60 ans en Afrique sub-saharienne et en Asie, avant de diffuser à la fin des années 2000 et au début des années 2010 dans le Pacifique et en Amérique sous forme épidémique : 2015 au Brésil, 2016 dans la Caraïbe. Au cours de cette émergence, deux complications graves ont été décrites : complications neurologiques avec syndrome de Guillain-Barré en Polynésie Française en 2013 et embryofoetopathies au Brésil en 2015. Le ZIKV a arrêté de circuler aux Antilles française en 2017. En 2018 aucune épidémie d'infection à ZIKV n'a été déclarée.

Par: Pierre-Marie GIRARD, PU-PH

Place des médicaments génériques en infectiologie

Publié le : 01/09/2018

Le terme « médicament générique » désigne la copie d'un médicament princeps dont le brevet et le certificat de protection sont tombés dans le domaine public. Lorsqu'un laboratoire pharmaceutique développe un médicament princeps, celui-ci est protégé par le biais de brevets qui le préservent de la concurrence pendant 20 ans à compter du jour de dépôt de la demande (soit en moyenne, 10 à 15 ans après la commercialisation). Une spécialité générique d'une spécialité de référence a la même composition qualitative et quantitative en principes actifs, la même forme pharmaceutique, et a démontré sa bioéquivalence.

Le DES d'Infectiologie

Publié le : 01/09/2018

Le métier d'nfectiologue a beaucoup évolué depuis 5 - 10 ans, avec les nouveaux enjeux que représentent par exemple l'antibiorésistance devenue une priorité de santé publique à l'échelle mondiale, l'apparition de nouveaux agents infectieux responsables de flambées épidémiques à potentiel pandémique (Ebola, MersCoV, etc.), ou encore l'impact du microbiome dans le développement de certains cancers ou maladies inflammatoires.

La recherche en Infectiologie

Publié le : 01/09/2018

Les maladies infectieuses sont responsables dans le monde de plus de 11 millions de décès par an. Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, elles représentent de loin la première cause de morbidité et de mortalité. La lutte contre les maladies infectieuses nécessite un effort conjoint médical, économique, social et bien sûr scientifique. C'est pourquoi la recherche en infectiologie recouvre des outils, des disciplines et des thématiques extrêmement variés. Nous allons tout d'abord aborder l'organisation de la recherche en infectiologie en France, puis nous détaillerons les principales approches et quelques-unes des grandes thématiques de la recherche infectiologie, enfin nous discuterons de la nécessité d'une vision « One Health » (« Une santé »).

La recherche en Infectiologie

Publié le : 01/09/2018

Les maladies infectieuses sont responsables dans le monde de plus de 11 millions de décès par an. Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, elles représentent de loin la première cause de morbidité et de mortalité. La lutte contre les maladies infectieuses nécessite un effort conjoint médical, économique, social et bien sûr scientifique. C'est pourquoi la recherche en infectiologie recouvre des outils, des disciplines et des thématiques extrêmement variés. Nous allons tout d'abord aborder l'organisation de la recherche en infectiologie en France, puis nous détaillerons les principales approches et quelques-unes des grandes thématiques de la recherche infectiologie, enfin nous discuterons de la nécessité d'une vision « One Health » (« Une santé »).

Par: Paul LOUBET,

Vaccination de l'adulte : recommandations, problématiques actuelles et perspectives

Publié le : 01/09/2018

Les succès de la vaccination et le calendrier vaccinal français La vaccination est le moyen le plus efficace pour la prévention d'un grand nombre de maladies infectieuses. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, les vaccinations permettent d'éviter la mort, chaque année dans le Monde, de plus de 2 millions de personnes, essentiellement des enfants. Son efficacité s'explique, pour la très grande majorité des vaccins, par leur capacité à protéger la collectivité. Si la réalisation de la plupart des vaccins du calendrier vaccinal s'effectue au cours de l'enfance, la vaccination concerne également les adultes du fait de rappels ou de vaccins spécifiquement recommandés en fonction de l'âge, de la présence de comorbidités ou du statut immunitaire. La vaccination de l'adulte immunocompétent consiste principalement à réaliser les rappels du calendrier vaccinal contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la coqueluche. De plus, à partir de 65 ans, deux vaccins sont recommandés : le vaccin antigrippal saisonnier à réaliser de manière annuelle et le vaccin contre le zona entre 64 et 75 ans. Le calendrier vaccinal de l'adulte a été simplifié en France en 2013. Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a proposé un nouveau calendrier vaccinal prévoyant des rappels de vaccination à âge fixe chez les adultes (25 ans, 45 ans, 65 ans puis tous les 10 ans) dont le but est de n'administrer que le nombre d'injections nécessaires à une bonne protection, d'améliorer l'acceptabilité des vaccinations et de faciliter le suivi du calendrier vaccinal. L'objectif de la révision de l'âge des rappels de l'adulte était à la fois de limiter le nombre d'administrations et de favoriser ces rappels par un calendrier plus facile à mémoriser que le calendrier précédent qui comportait des rappels décennaux (https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/calendrier_vaccinations_2018.pdf).

La PrEP, prophylaxie pré-exposition du VIH.

Publié le : 01/09/2018

Bien que la lutte contre l'infection par le VIH dans le monde ait abouti, depuis plusieurs années, à une diminution des nouvelles infections et de la mortalité liée au VIH, le nombre de nouveaux diagnostics d'infection par le VIH est stable en France depuis 2011. Sur les 6 000 nouvelles infections par le VIH diagnostiquées en 2016, 44 % l'étaient chez les Hommes ayant des relations Sexuelles avec des Hommes (HSH) et 39 % chez les hétérosexuels nés à l'étranger. La seule population chez qui le nombre de nouvelles infections ne diminue pas depuis 2011 est la population des HSH.

Bon usage des antibiotiques

Publié le : 01/09/2018

La France reste malheureusement un des plus gros consommateurs d'antibiotiques en Europe, même si elle n'occupe plus le premier rang. En 2014, elle se plaçait au 3e rang, derrière la Grèce et la Roumanie. En santé humaine, plus de 90 % des antibiotiques sont consommés en médecine de ville et 7 % en établissements de santé. En effet, les prescriptions tant en ville qu'à l'hôpital devraient se limiter aux seules infections bactériennes, avec un intérêt pour le bénéfice individuel ainsi que le bénéfice collectif en termes d'écologie bactérienne. Force est de constater que les efforts fournis par les campagnes pour préserver les antibiotiques semblent se tarir.

Bon usage des antibiotiques

Publié le : 01/09/2018

La France reste malheureusement un des plus gros consommateurs d'antibiotiques en Europe, même si elle n'occupe plus le premier rang. En 2014, elle se plaçait au 3e rang, derrière la Grèce et la Roumanie. En santé humaine, plus de 90 % des antibiotiques sont consommés en médecine de ville et 7 % en établissements de santé. En effet, les prescriptions tant en ville qu'à l'hôpital devraient se limiter aux seules infections bactériennes, avec un intérêt pour le bénéfice individuel ainsi que le bénéfice collectif en termes d'écologie bactérienne. Force est de constater que les efforts fournis par les campagnes pour préserver les antibiotiques semblent se tarir.

Par: Claire AGUILAR, AIHP 1990

Génétique et infections

Publié le : 01/09/2018

Le système immunitaire est un système complexe qui a pour but de défendre l'organisme contre les agents infectieux pathogènes, mais également contre la survenue de tumeurs. Le système comporte également des mécanismes de régulation afin d'éviter la survenue de manifestations auto-immunes. L'altération de l'un ou plusieurs de ses composants peut induire une susceptibilité accrue à certaines infections. Ces altérations peuvent être induites par des traitements (immunosuppresseurs, chimiothérapie) ou être secondaires à diverses pathologies (infection par le VIH, diabète, cirrhose, hémopathies, cancer...). Des déficits immunitaires peuvent également résulter de pathologies héréditaires, génétiques. Plusieurs centaines de mutations génétiques sont actuellement connues comme étant associées à des déficits immunitaires. Nous allons évoquer les principaux types de pathologies génétiques associées à une susceptibilité accrue aux infections.

Génétique et infections

Publié le : 01/09/2018

Le système immunitaire est un système complexe qui a pour but de défendre l'organisme contre les agents infectieux pathogènes, mais également contre la survenue de tumeurs. Le système comporte également des mécanismes de régulation afin d'éviter la survenue de manifestations auto-immunes. L'altération de l'un ou plusieurs de ses composants peut induire une susceptibilité accrue à certaines infections. Ces altérations peuvent être induites par des traitements (immunosuppresseurs, chimiothérapie) ou être secondaires à diverses pathologies (infection par le VIH, diabète, cirrhose, hémopathies, cancer...). Des déficits immunitaires peuvent également résulter de pathologies héréditaires, génétiques. Plusieurs centaines de mutations génétiques sont actuellement connues comme étant associées à des déficits immunitaires. Nous allons évoquer les principaux types de pathologies génétiques associées à une susceptibilité accrue aux infections.

Tuberculose multirésistante

Publié le : 01/09/2018

La tuberculose est la 9e cause de décès au plan mondial et la principale cause de décès due à un agent infectieux devant le VIH. En 2016, 10,4 millions de personnes ont développé une tuberculose maladie et 1,7 million de décès lui étaient imputables. Plus de 95 % des décès dus à la tuberculose surviennent dans des pays à revenus faibles ou intermédiaires. L'objectif OMS est de mettre un terme à l'épidémie tuberculeuse d'ici 2030, ce qui veut dire une réduction de 90 % du nombre de décès imputable et une réduction de 80 % de l'incidence des nouveaux cas par an. Dans ce contexte, la tuberculose multirésistante pose un problème majeur de Santé publique et est une menace pour la sécurité sanitaire. L'OMS estime à 600 000 par an le nombre de nouveaux cas présentant une résistance à la rifampicine dont 490 000 cas sont des cas de tuberculoses multirésistantes.

CRIOAC : Une organisation pluridisciplinaire originale avec un réseau national pour la prise en charge des infections ostéo-articulaires complexes en France

Publié le : 01/09/2018

La création des Centres de Référence pour le traitement des infections ostéo-articulaires complexes (CRIOAC) a permis de reconnaitre et valider la prise en charge de ces infections difficiles à traiter par des équipes spécialisées et organisées de façon multidisciplinaire, et ainsi d'éclaircir le parcours des patients souvent long, pénible, couteux et difficile. Ces centres spécialisés préexistant à leur nomination officielle, se sont développés autour de ces infections dont le diagnostic microbiologique peut être difficile et nécessite des techniques particulières, la chirurgie spécifique, complexe dans certains cas par les gestes d'excision majeure puis de reconstruction associée à un traitement antibiotique adapté, prolongé, à forte posologie, nécessitant une surveillance rapprochée.

CRIOAC : Une organisation pluridisciplinaire originale avec un réseau national pour la prise en charge des infections ostéo-articulaires complexes en France

Publié le : 01/09/2018

La création des Centres de Référence pour le traitement des infections ostéo-articulaires complexes (CRIOAC) a permis de reconnaitre et valider la prise en charge de ces infections difficiles à traiter par des équipes spécialisées et organisées de façon multidisciplinaire, et ainsi d'éclaircir le parcours des patients souvent long, pénible, couteux et difficile. Ces centres spécialisés préexistant à leur nomination officielle, se sont développés autour de ces infections dont le diagnostic microbiologique peut être difficile et nécessite des techniques particulières, la chirurgie spécifique, complexe dans certains cas par les gestes d'excision majeure puis de reconstruction associée à un traitement antibiotique adapté, prolongé, à forte posologie, nécessitant une surveillance rapprochée.

CRIOAC : Une organisation pluridisciplinaire originale avec un réseau national pour la prise en charge des infections ostéo-articulaires complexes en France

Publié le : 01/09/2018

La création des Centres de Référence pour le traitement des infections ostéo-articulaires complexes (CRIOAC) a permis de reconnaitre et valider la prise en charge de ces infections difficiles à traiter par des équipes spécialisées et organisées de façon multidisciplinaire, et ainsi d'éclaircir le parcours des patients souvent long, pénible, couteux et difficile. Ces centres spécialisés préexistant à leur nomination officielle, se sont développés autour de ces infections dont le diagnostic microbiologique peut être difficile et nécessite des techniques particulières, la chirurgie spécifique, complexe dans certains cas par les gestes d'excision majeure puis de reconstruction associée à un traitement antibiotique adapté, prolongé, à forte posologie, nécessitant une surveillance rapprochée.

Traitement Pré Exposition en prévention du VIH

Publié le : 15/06/2015

Le rapport ONUSIDA 2013, montre que 35.2 millions de personnes dans le monde vivent avec le Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH), et estime le nombre de nouvelles infections en 2012 à près de 2.3 millions. Ces nouvelles contaminations concernent plus particulièrement certains groupes à «haut risque» d'acquisition du VIH: les hommes ayant des relations avec les hommes (HSH), les usagers de drogues par voie intraveineuse et les personnes originaires de pays d'endémie (Afrique subsaharienne, Caraïbes et Europe de l'Est).

Traitement Pré Exposition en prévention du VIH

Publié le : 15/06/2015

Le rapport ONUSIDA 2013, montre que 35.2 millions de personnes dans le monde vivent avec le Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH), et estime le nombre de nouvelles infections en 2012 à près de 2.3 millions. Ces nouvelles contaminations concernent plus particulièrement certains groupes à «haut risque» d'acquisition du VIH: les hommes ayant des relations avec les hommes (HSH), les usagers de drogues par voie intraveineuse et les personnes originaires de pays d'endémie (Afrique subsaharienne, Caraïbes et Europe de l'Est).

Par: Julie BOTTERO, AIHP 2003

L'hépatite C, du dépistage au traitement, une révolution en marche

Publié le : 15/06/2015

Bien que cela fasse plus de 20 ans que l'épidémie d'hépatite C ait émergée en France, initialement liée aux soins et aux transfusions, puis avec une diffusion très rapide par l'utilisation de drogues intraveineuse, elle reste tout à fait d'actualité dans la communauté, où la toxicomanie (intraveineuse et intranasale) est devenue le premier mode de transmission, malgré les nombreuses actions de réduction des risques mises en place ou discutées par le milieu associatif en partenariat avec les autorités de santé (programmes d'échange de seringues, substitution, débat sur les salles de shoot, etc.).

Par: Caroline LACOMBE , Drs Karine Lacombe

L'hépatite C, du dépistage au traitement, une révolution en marche

Publié le : 15/06/2015

Bien que cela fasse plus de 20 ans que l'épidémie d'hépatite C ait émergée en France, initialement liée aux soins et aux transfusions, puis avec une diffusion très rapide par l'utilisation de drogues intraveineuse, elle reste tout à fait d'actualité dans la communauté, où la toxicomanie (intraveineuse et intranasale) est devenue le premier mode de transmission, malgré les nombreuses actions de réduction des risques mises en place ou discutées par le milieu associatif en partenariat avec les autorités de santé (programmes d'échange de seringues, substitution, débat sur les salles de shoot, etc.).

Infection par le VIH : le devenir du patient sous antirétroviraux

Publié le : 15/06/2015

Grâce aux associations d'antirétroviraux (ARV), les personnes porteuses du VIH vivent mieux et plus longtemps. On estime à 150 000 le nombre de personnes vivant avec le VIH en France, dont 20 000 à 30 000 ignorant leur statut sérologique. Parmi celles diagnostiquées et suivies, 90 % reçoivent des ARV et 88 % de celles sous traitement depuis au moins 6 mois sont en succès virologique (charge virale plasmatique <50 copies d'ARN VIH/ml) et 59 % ont un taux de lymphocytes T CD4 à l'objectif (500/mm3) 1,2. L'espérance de vie des personnes traitées se rapproche de celle de la ppulation générale 3, avec pour conséquence leur vieillissement : 41 % avaient plus de 50 ans en 2011 contre 27,6 % en 2008 selon la base de données hospitalières française. Les causes de mortalité ont aussi évolué (Tableau 1). Si, en 2010, les évènements « sida » (surtout lymphomes non hogkiniens et pneumocystose) étaient toujours la première cause de décès, les décès de causes « non sida » ont progressé : les cancers non sida représentaient 22 % des causes de décès, les maladies hépatiques 11 % et les maladies cardiovasculaires 10 %. Ces comorbidités deviennent une préoccupation importante puisque les patients vivant avec le VIH ont plus de pathologies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux), osseuses (ostéoporose), métaboliques (diabète, dyslipidémie) et rénales que la population générale. Ces pathologies ont tendance à s'associer entre elles chez une même personne et rendent compte d'une proportion croissante des décès. L'explication de ce phénomène est multifactorielle, faisant intervenir les facteurs de risque traditionnels, la toxicité à long terme des ARV et l'activation immune persistante malgré un traitement virologiquement efficace.

Infection par le VIH : le devenir du patient sous antirétroviraux

Publié le : 15/06/2015

Grâce aux associations d'antirétroviraux (ARV), les personnes porteuses du VIH vivent mieux et plus longtemps. On estime à 150 000 le nombre de personnes vivant avec le VIH en France, dont 20 000 à 30 000 ignorant leur statut sérologique. Parmi celles diagnostiquées et suivies, 90 % reçoivent des ARV et 88 % de celles sous traitement depuis au moins 6 mois sont en succès virologique (charge virale plasmatique <50 copies d'ARN VIH/ml) et 59 % ont un taux de lymphocytes T CD4 à l'objectif (500/mm3) 1,2. L'espérance de vie des personnes traitées se rapproche de celle de la ppulation générale 3, avec pour conséquence leur vieillissement : 41 % avaient plus de 50 ans en 2011 contre 27,6 % en 2008 selon la base de données hospitalières française. Les causes de mortalité ont aussi évolué (Tableau 1). Si, en 2010, les évènements « sida » (surtout lymphomes non hogkiniens et pneumocystose) étaient toujours la première cause de décès, les décès de causes « non sida » ont progressé : les cancers non sida représentaient 22 % des causes de décès, les maladies hépatiques 11 % et les maladies cardiovasculaires 10 %. Ces comorbidités deviennent une préoccupation importante puisque les patients vivant avec le VIH ont plus de pathologies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux), osseuses (ostéoporose), métaboliques (diabète, dyslipidémie) et rénales que la population générale. Ces pathologies ont tendance à s'associer entre elles chez une même personne et rendent compte d'une proportion croissante des décès. L'explication de ce phénomène est multifactorielle, faisant intervenir les facteurs de risque traditionnels, la toxicité à long terme des ARV et l'activation immune persistante malgré un traitement virologiquement efficace.

Par: Jade GHOSN,

Infection par le VIH : le devenir du patient sous antirétroviraux

Publié le : 15/06/2015

Grâce aux associations d'antirétroviraux (ARV), les personnes porteuses du VIH vivent mieux et plus longtemps. On estime à 150 000 le nombre de personnes vivant avec le VIH en France, dont 20 000 à 30 000 ignorant leur statut sérologique. Parmi celles diagnostiquées et suivies, 90 % reçoivent des ARV et 88 % de celles sous traitement depuis au moins 6 mois sont en succès virologique (charge virale plasmatique <50 copies d'ARN VIH/ml) et 59 % ont un taux de lymphocytes T CD4 à l'objectif (500/mm3) 1,2. L'espérance de vie des personnes traitées se rapproche de celle de la ppulation générale 3, avec pour conséquence leur vieillissement : 41 % avaient plus de 50 ans en 2011 contre 27,6 % en 2008 selon la base de données hospitalières française. Les causes de mortalité ont aussi évolué (Tableau 1). Si, en 2010, les évènements « sida » (surtout lymphomes non hogkiniens et pneumocystose) étaient toujours la première cause de décès, les décès de causes « non sida » ont progressé : les cancers non sida représentaient 22 % des causes de décès, les maladies hépatiques 11 % et les maladies cardiovasculaires 10 %. Ces comorbidités deviennent une préoccupation importante puisque les patients vivant avec le VIH ont plus de pathologies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux), osseuses (ostéoporose), métaboliques (diabète, dyslipidémie) et rénales que la population générale. Ces pathologies ont tendance à s'associer entre elles chez une même personne et rendent compte d'une proportion croissante des décès. L'explication de ce phénomène est multifactorielle, faisant intervenir les facteurs de risque traditionnels, la toxicité à long terme des ARV et l'activation immune persistante malgré un traitement virologiquement efficace.

Infection à Clostridium difficile : recommandations de prise en charge

Publié le : 15/06/2015

Clostridium difficile, bactérie à gram positif anaerobie, sporulée est actuellement considéré comme le principal microorganisme responsable des diarrhées associées aux soins. L'intérêt porté à ce germe remonte maintenant à plusieurs années, en raison de la description en Amérique du Nord, puis en Europe, d'épidémies associées à une augmentation des formes sévères, de la mortalité et d'une moins bonne réponse au traitement par le métronidazole.

Par: Patrick YENI, PU-PH, Président du Conseil National du Sida.

Interview de Patrick Yeni, Président du Conseil National du Sida

Publié le : 12/06/2015

Vous êtes Ancine Interne des Hôpitaux de Paris (1972) et depuis de nombreuses années, PU-PH,chef du pôle maladies infectieuses des hôpitaux universitaires Paris-Nord Val de Seine, mais aussi président du Conseil National du Sida (CNS) où vous succédez à Willy Rozenbaum (AIHP 1973). En tant que président de cet organisme se définissant comme un observateur indépendant et engagé, quelle est la situation de l'épidémie du Sida aujourd'hui en France ? L'épidémie de l'infection VIH n'est pas aujourd'hui contrôlée que ce soit en métropole ou plus encore dans certains territoires d'outre mer et notamment en Guyane. En effet, le nombre de nouvelles infections n'a pas diminué depuis plusieurs années (entre 7000 et 8000) et ceci traduit un échec relatif des stratégies classiques de prévention de la transmission par voie sexuelle.

Par: Hélène COIGNARD-BIEHLER, Université Paris Descartes Assistance Publique-Hôpitaux de Paris Hôpital Necker-Enfants malades Centre d\'Infectiologie Necker-Pasteur

Infections chez les patients splénectomisés, problématique de la vaccination anti-pneumococcique

Publié le : 01/06/2011

I l existe en France environ 250.000 patients splénectomisés, avec 6000 à 9000 splénectomies réalisées par an. La moitié concerne des adultes [1]. Les causes de splénectomies sont variées : consécutives à des traumatismes abdominaux, néoplasiques, hématologiques. Il existe également des ruptures de rate pouvant survenir au cours de processus infectieux (EBV notamment). A ces splénectomies s'ajoutent les situations d'hyposplénisme ou d'asplénisme, entraînant les mêmes risques infectieux (maladies auto-immunes, hémopathies malignes, hémoglobinopathies, alcoolisme ...). Les infections qui peuvent survenir après la splénectomie sont appelées OPSI pour Overwhelming Post Splenectomy Infection. Le taux d'incidence d'OPSI est de 0,89 % par personne par an [2]. Le taux de décès par infection sévère chez les splénectomisés de moins de 16 ans est de 2,2 % et chez les plus de 16 ans de 0,8 %, dans une revue de littérature concernant 5902 patients splénectomisés [3]. En revanche, le taux de mortalité de l'OPSI lui-même est de 50 à 70 % [3, 4]. Une population particulièrement exposée aux complications infectieuses est celle des patients ayant un lymphome, dont la maladie de Hodgkin, [5, 6], ainsi que les patients drépanocytaires ou thalassémiques [4, 7].

Par: Jacques GILQUIN, Université Paris Descartes Assistance Publique-Hôpitaux de Paris Hôpital Necker-Enfants malades Centre d\'Infectiologie Necker-Pasteur

Infections chez les patients splénectomisés, problématique de la vaccination anti-pneumococcique

Publié le : 01/06/2011

I l existe en France environ 250.000 patients splénectomisés, avec 6000 à 9000 splénectomies réalisées par an. La moitié concerne des adultes [1]. Les causes de splénectomies sont variées : consécutives à des traumatismes abdominaux, néoplasiques, hématologiques. Il existe également des ruptures de rate pouvant survenir au cours de processus infectieux (EBV notamment). A ces splénectomies s'ajoutent les situations d'hyposplénisme ou d'asplénisme, entraînant les mêmes risques infectieux (maladies auto-immunes, hémopathies malignes, hémoglobinopathies, alcoolisme ...). Les infections qui peuvent survenir après la splénectomie sont appelées OPSI pour Overwhelming Post Splenectomy Infection. Le taux d'incidence d'OPSI est de 0,89 % par personne par an [2]. Le taux de décès par infection sévère chez les splénectomisés de moins de 16 ans est de 2,2 % et chez les plus de 16 ans de 0,8 %, dans une revue de littérature concernant 5902 patients splénectomisés [3]. En revanche, le taux de mortalité de l'OPSI lui-même est de 50 à 70 % [3, 4]. Une population particulièrement exposée aux complications infectieuses est celle des patients ayant un lymphome, dont la maladie de Hodgkin, [5, 6], ainsi que les patients drépanocytaires ou thalassémiques [4, 7].

Par: Caroline CHARLIER-WOERTHER, AIHP 1999

Infections de la mère et de l'enfant

Publié le : 01/06/2011

La santé des mères est un indicateur majeur de l'état sanitaire d'un pays. En 2000, s'est tenu un sommet des Nations Unies aboutissant à l'adoption d'un programme d'action contre la pauvreté dont un des 8 objectifs était celui de réduire de 75% la mortalité des mères d'ici 2015 (http://www.un.org/fr/millenniumgoals/). Cet objectif est loin d'être atteint puisque chaque année 500 000 femmes meurent pendant leur grossesse ou le post partum. Presque toutes vivent dans des pays du Sud. Une étude autopsique menée au Mozambique dans un hôpital tertiaire de Maputo a révélé que dans plus de 50% des cas, ces décès étaient d'origine infectieuse : infection par le VIH, pneumopathie bactérienne, paludisme, méningite bactérienne... Ainsi, la compréhension des mécanismes physiopathologiques des infections materno-foetales/néonatales, l'amélioration des stratégies de prise en charge et de prévention des pathologies infectieuses chez les mères constituent sont une priorité de Santé Publique. Sous nos latitudes, la mortalité des mères a baissé mais ne diminue plus, tandis que le poids des pathologies infectieuses persiste (Streptocoque B, Listeria...).

Par: Marc LECUIT, (AIHP 1992) Centre National de Référence Listeria et Centre et collaborateur OMS, Groupe Microorganismes et Barrières de l\'Hôte, Institut Pasteur, Inserm

Infections de la mère et de l'enfant

Publié le : 01/06/2011

La santé des mères est un indicateur majeur de l'état sanitaire d'un pays. En 2000, s'est tenu un sommet des Nations Unies aboutissant à l'adoption d'un programme d'action contre la pauvreté dont un des 8 objectifs était celui de réduire de 75% la mortalité des mères d'ici 2015 (http://www.un.org/fr/millenniumgoals/). Cet objectif est loin d'être atteint puisque chaque année 500 000 femmes meurent pendant leur grossesse ou le post partum. Presque toutes vivent dans des pays du Sud. Une étude autopsique menée au Mozambique dans un hôpital tertiaire de Maputo a révélé que dans plus de 50% des cas, ces décès étaient d'origine infectieuse : infection par le VIH, pneumopathie bactérienne, paludisme, méningite bactérienne... Ainsi, la compréhension des mécanismes physiopathologiques des infections materno-foetales/néonatales, l'amélioration des stratégies de prise en charge et de prévention des pathologies infectieuses chez les mères constituent sont une priorité de Santé Publique. Sous nos latitudes, la mortalité des mères a baissé mais ne diminue plus, tandis que le poids des pathologies infectieuses persiste (Streptocoque B, Listeria...).

Par: Frédéric MéCHAï, (AIHP 1984) - PU-PH Service des maladies infectieuses et tropicales Hôpital Avicenne/AP-HP et Université Paris 13, Bobigny

Paludisme de l'adulte

Publié le : 01/06/2011

Le paludisme est une maladie parasitaire dont le vecteur est un moustique. Elle peut être mortelle lorsque l'espèce Plasmodium falciparum est en cause. La transmission du paludisme ne se fait que dans certaines zones tropicales (surtout en Afrique). Le diagnostic peut cependant être fait en France et dans les pays industrialisés chez des personnes ayant voyagé en zone tropicale correspondant alors au paludisme d'importation. Sa gravité potentielle justifie l'adage "toute fièvre au retour de zone tropicale est un paludisme jusqu'à preuve du contraire" et la recherche en urgence du parasite dans les globules rouges par un frottis sanguin et une goutte épaisse est indispensable dans cette situation. Les problèmes de résistance aux antipaludiques et la mise en évidence d'effets secondaires ont fait considérablement évoluer la thérapeutique du paludisme aussi bien en curatif qu'en prévention, cette dernière devant être complétée par la prévention anti vectorielle.

Par: Liem Binh Luong NGUYEN, Service des Maladies Infectieuses et Tropicales G.H. Pitié-Salpêtrière Charles Foix - Université Pierre et Marie Curie - Paris

Prise en charge des maladies infectieuses à risque épidémique et biologique : vers une structure plus formalisée

Publié le : 01/06/2011

Les maladies infectieuses ont toujours été une préoccupation importante en santé. Ce n'est pas un hasard si les paradigmes de la biologie, de l'épidémiologie ou de la santé publique ont été établis à partir de l'étude des maladies infectieuses. L'amélioration des conditions de vie, le large usage des antibiotiques et les campagnes de vaccinations ont pu faire croire à leurs éradications. Cependant, ces pathologies sont intimement liées à l'homme mais aussi à son interaction avec l'environnement. Ainsi, de nombreux agents pathogènes humains sont dérivés de leurs homologues pathogènes chez les animaux domestiqués depuis des siècles (à l'instar des Pox virus). Depuis le début des années 80, on a constaté la survenue de nouvelles maladies infectieuses, dites "émergentes" ou "ré-émergentes". Elles peuvent aujourd'hui se définir comme une entité clinique nouvelle, ou bien une maladie infectieuse connue dont l'incidence augmente ou dont les caractéristiques se modifient. Ces pathologies, du fait de leur nouveauté ou de leurs réactualisations (maladies partiellement oubliées), et leurs ampleurs potentiellement importantes, questionnent les professionnels de santé et l'organisation du système de soin.

Par: Loïc EPELBOIN, (AIHP 2003), Service des Maladies Infectieuses et Tropicales G.H. Pitié-Salpêtrière Charles Foix - Université Pierre et Marie Curie - Paris

Prise en charge des maladies infectieuses à risque épidémique et biologique : vers une structure plus formalisée

Publié le : 01/06/2011

Les maladies infectieuses ont toujours été une préoccupation importante en santé. Ce n'est pas un hasard si les paradigmes de la biologie, de l'épidémiologie ou de la santé publique ont été établis à partir de l'étude des maladies infectieuses. L'amélioration des conditions de vie, le large usage des antibiotiques et les campagnes de vaccinations ont pu faire croire à leurs éradications. Cependant, ces pathologies sont intimement liées à l'homme mais aussi à son interaction avec l'environnement. Ainsi, de nombreux agents pathogènes humains sont dérivés de leurs homologues pathogènes chez les animaux domestiqués depuis des siècles (à l'instar des Pox virus). Depuis le début des années 80, on a constaté la survenue de nouvelles maladies infectieuses, dites "émergentes" ou "ré-émergentes". Elles peuvent aujourd'hui se définir comme une entité clinique nouvelle, ou bien une maladie infectieuse connue dont l'incidence augmente ou dont les caractéristiques se modifient. Ces pathologies, du fait de leur nouveauté ou de leurs réactualisations (maladies partiellement oubliées), et leurs ampleurs potentiellement importantes, questionnent les professionnels de santé et l'organisation du système de soin.

Par: François BRICAIRE, AIHP 1971 - PU-PH - Retraité

Prise en charge des maladies infectieuses à risque épidémique et biologique : vers une structure plus formalisée

Publié le : 01/06/2011

Les maladies infectieuses ont toujours été une préoccupation importante en santé. Ce n'est pas un hasard si les paradigmes de la biologie, de l'épidémiologie ou de la santé publique ont été établis à partir de l'étude des maladies infectieuses. L'amélioration des conditions de vie, le large usage des antibiotiques et les campagnes de vaccinations ont pu faire croire à leurs éradications. Cependant, ces pathologies sont intimement liées à l'homme mais aussi à son interaction avec l'environnement. Ainsi, de nombreux agents pathogènes humains sont dérivés de leurs homologues pathogènes chez les animaux domestiqués depuis des siècles (à l'instar des Pox virus). Depuis le début des années 80, on a constaté la survenue de nouvelles maladies infectieuses, dites "émergentes" ou "ré-émergentes". Elles peuvent aujourd'hui se définir comme une entité clinique nouvelle, ou bien une maladie infectieuse connue dont l'incidence augmente ou dont les caractéristiques se modifient. Ces pathologies, du fait de leur nouveauté ou de leurs réactualisations (maladies partiellement oubliées), et leurs ampleurs potentiellement importantes, questionnent les professionnels de santé et l'organisation du système de soin.

Par: Eric PICHARD, (AIHP 1976) - PU-PH Président du SNMInf

Etat de lieux des Maladies Infectieuses. Où va l'Infectiologie ?

Publié le : 01/06/2011

Contrairement aux spécialités d'organe, l'infectiolgie n'est pas facile à cerner. En médecine de ville ou à l'hôpital, de nombreux médecins font des diagnostics d'infections, prescrivent des antibiotiques et donc font de l'infectiolgie "générale" ou liée à l'organe concerné par leur spécialité. Les microbiologistes et les collègues de santé publique impliqués dans le diagnostic, la surveillance et la prise en charge d'épidémies participent naturellement à l'infectiolgie. Le métier d'infectiologue a donc été récemment redéfini par le Collège des Universitaires de Maladies Infectieuses et Tropicales (CMIT) et la sous-section 45-3 du CNU autour de deux activités principales : la pratique clinique et la référence en infectiologieantibiologie ("référentiel métier et compétences en infectiologie" disponible sur le site : infectiologie.com).

Par: Christian PERRONNE, (AIHP 1978) - PU-PH Département de Maladies infectieuses et tropicales Hôpital Universitaire Raymond Poincaré (AP-HP) Université de Versailles, St Quentin en Yvelines 92380 Garches Président de la Commission Maladies transmissibles du Haut Conseil d

Nouveautés dans les recommandations vaccinales concernant les internes en médecine

Publié le : 01/06/2011

La politique vaccinale évolue rapidement car elle doit s'adapter en permanence aux résultats des nouvelles études, au suivi épidémiologique des maladies, à la vaccinovigilance et à l'apparition de nouveaux vaccins.

Par: Pierre DE TRUCHIS, (AIHP 1981) Maladies Infectieuses et Tropicales - Hôpital Raymond Poincaré, Garches

Actualités de la prise en charge de l'infection VIH après la CROI 2011 (Conférence sur les Rétrovirus et Infections Opportunistes, Boston, USA, 28/02-2/03/2011)

Publié le : 01/06/2011

La "Rétroconférence" américaine est la réunion scientifique annuelle la plus reconnue dans le domaine de la recherche et de la prise en charge du VIH/SIDA, qui permet de faire le point sur les concepts actuels et les avancées récentes dans tous les domaines diversifiés de la lutte contre le VIH : études thérapeutiques et avancées immunologiques, contrôle de l'épidémie au Nord et dans les pays à faibles ressources, discussions sur la prévention de la transmission et progrès pour le dépistage,...

Par: Bernard LOUIS, (AIHP 1991) - PU-PH Service de Médecine interne et infectieuse - CHRU Bretonneau - Tours

Infections ostéo-articulaires

Publié le : 01/06/2011

L'infection ostéo-articulaire nosocomiale est une complication redoutée notament dans le cadre d'interventions chirurgicales. Chaque année en France 2000 à 2500 nouveaux cas sont recensés. Ces infections fréquentes et potentiellement graves ont un coût social important. Elles constituent une préoccupation forte des associations de malades et des usagers du système de santé.

Par: Claudine DUVIVIER, Hôpital Necker-Enfants Malades, Maladies Infectieuses et Tropicales, Centre d\'Infectiologie Necker-Pasteur Université Paris Descartes, Faculté de médecine, Paris Institut Pasteur, Centre Médical, Centre d\'Infectiologie Necker-Pasteur, Paris

L'infection par le virus de l'hépatite C au cours de l'infection par le VIH

Publié le : 01/06/2011

L'hépatite C est une affection hépatique d'origine virale que l'on avait qualifiée d'hépatite "non A, non B" à transmission parentérale jusqu'à ce que l'on en mette en évidence l'agent étiologique en 1989. Il s'agit d'un virus à ARN enveloppé appartenant à la famille des flaviviridés et dont la gamme d'hôtes est restreinte aux Hommes et aux chimpanzés. Les différents génotypes constituent le genre Hepacivirus, et provoquent l'hépatite C. Il existe six principaux génotypes et de nombreux sous-types. Le génome du VHC possède une grande capacité à muter, expliquant la forte propension de ce virus à provoquer des infections qui évoluent vers la chronicité dans 80% des cas. Le VHC est une cause majeure d'hépatite aiguë et d'affection hépatique chronique, telle que la cirrhose et le cancer du foie. La pandémie actuelle d'hépatite C constitue un problème majeur de santé comme en témoigne sa répartition mondiale. En 1999, on estimait que 170 millions de personnes dans le monde étaient des porteurs chroniques du virus de l'hépatite C (VHC) et que 3 à 4 millions de personnes sont infectées chaque année. Toute pratique, activité, ou situation qui implique un contact de sang à sang peut potentiellement être une source d'infection par le VHC.

Par: M Michka SHOAI-TEHRANI, Hôpital Necker-Enfants Malades, Maladies Infectieuses et Tropicales, Centre d\'Infectiologie Necker-Pasteur Université Paris Descartes, Faculté de médecine, Paris Institut Pasteur, Centre Médical, Centre d\'Infectiologie Necker-Pasteur, Paris

L'infection par le virus de l'hépatite C au cours de l'infection par le VIH

Publié le : 01/06/2011

L'hépatite C est une affection hépatique d'origine virale que l'on avait qualifiée d'hépatite "non A, non B" à transmission parentérale jusqu'à ce que l'on en mette en évidence l'agent étiologique en 1989. Il s'agit d'un virus à ARN enveloppé appartenant à la famille des flaviviridés et dont la gamme d'hôtes est restreinte aux Hommes et aux chimpanzés. Les différents génotypes constituent le genre Hepacivirus, et provoquent l'hépatite C. Il existe six principaux génotypes et de nombreux sous-types. Le génome du VHC possède une grande capacité à muter, expliquant la forte propension de ce virus à provoquer des infections qui évoluent vers la chronicité dans 80% des cas. Le VHC est une cause majeure d'hépatite aiguë et d'affection hépatique chronique, telle que la cirrhose et le cancer du foie. La pandémie actuelle d'hépatite C constitue un problème majeur de santé comme en témoigne sa répartition mondiale. En 1999, on estimait que 170 millions de personnes dans le monde étaient des porteurs chroniques du virus de l'hépatite C (VHC) et que 3 à 4 millions de personnes sont infectées chaque année. Toute pratique, activité, ou situation qui implique un contact de sang à sang peut potentiellement être une source d'infection par le VHC.

Par: Gilles PIALOUX, AIHP 1994 - PU-PH

Médecins et médias par temps de Covid : un couple impossible ?

Publié le : 30/11/-0001

Il faudra des années et autant de rapports, de thèses et de commission d’enquêtes pour comprendre comment on en est arrivé en deux années de crise Covid à une telle décrédibilisation de la parole scientifique sous un flot continu d’informations et un déluge de prises de positions sur les réseaux sociaux de la part des 67 millions de covidologues que compte notre pays. Certes médias et médecine ont toujours entretenu des rapports compliqués, entre fascination et répulsion. Impossible en quelques feuillets d’être exhaustif quant à la profondeur du mal et de décrypter toute la septicité de la communication. Revue partielle et partiale de l’aspect médiatique de cette crise sanitaire.