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Articles N° 94

La génétique du diabète de type 2 aujourd'hui : vers la médecine de précision

La génétique du diabète de type 2 a eu du mal à s'intégrer à part entière au paysage de la diabétologie et de la génétique françaises. En effet, le terme typiquement français « diabète gras » qui sous-entendait une part prépondérante de l'environnement et une responsabilité morale du patient (du fait de sa malbouffe et sa sédentarité) dans l'avènement de la maladie est resté imprégné dans la pensée commune, même parmi les médecins généticiens cliniques. Pourtant, une méta-analyse récente, basée sur l'étude de plus de 30 000 jumeaux monozygotes et dizygotes, a confirmé que l'héritabilité du diabète de type 2 était très élevée (avec une estimation à 72 % ; équivalent à l'héritabilité de la taille !).

Diabète et séropositivité

Si la prise en charge du diabète chez des patients séropositifs suit les recommandations générales, et n'a d'ailleurs jamais fait l'objet d'un consensus spécifique de l'ADA (American Diabetes Association), la coexistence de ces deux pathologies mérite une attention particulière : sous-estimation de l'Hba1c en cas d'infection par le VIH, interactions médicamenteuses. Les avancées historiques du traitement du VIH ont considérablement modifié la prise en charge du diabète : faible au début de l'épidémie mondiale, puis aux modifications de thérapeutiques antirétrovirales devant les effets secondaires, et actuellement avec l'allongement considérable de l'espérance de vie, certains patients deviennent confrontés à l'importance de traiter les deux maladies conjointement et leurs complications, sans en négliger une.

Le risque cardiovasculaire résiduel dans le diabète de type 1 - Un enjeu de taille pour la recherche en France

L'incidence du diabète de type 1 dans le monde est en croissance importante. Cette forme de diabète, qui représente environ 10 % des cas de diabètes diagnostiqués dans le monde, connait un accroissement de son incidence de 3 à 4 % chaque année, et ce, sans discontinuer depuis les années 1980. Les raisons de cet accroissement continu ne sont d'ailleurs pas encore complètement identifiées à ce jour. Si l'on ajoute à ce phénomène d'augmentation de l'incidence le fait que les cas de diabète de type 1 sont diagnostiqués de plus en plus précocement, on constate qu'un nombre croissant de personnes vivent, et sur une plus grande durée, avec cette maladie. Cela peut s'expliquer en partie par des modifications dans certains facteurs environnementaux comme l'exposition à certaines toxines, des facteurs génétiques et/ou épigénétiques, des infections virales, l'accroissement de l'âge maternel. Ces multiples évolutions dans l'épidémiologie du diabète de type 1 ne sont pas anodines et vont avoir notamment des répercussions sur la santé à long terme des personnes vivant avec la maladie, et en particulier sur leur risque de contracter une maladie cardiovasculaire.

Le point sur la Rétinopathie Diabétique

La rétinopathie diabétique (RD) est la première cause de baisse de vision chez le patient actif. Son dépistage et son traitement constituent donc des enjeux de santé publique. Ce, d'autant que les traitements actuels permettent de stabiliser voire améliorer le pronostic fonctionnel. L'objectif de cet article est donc de faire le point sur les nouveautés en matière de dépistage, d'exploration et traitement de cette atteinte pourvoyeuse de cécité.

Le coût du diabète de type 2 en France

Estimer le coût du diabète comme celui d'autres maladies chroniques reste un exercice complexe et ce, quand bien même, l'on dispose de bases de données de consommation de soins comme en France.

Présentation dossier diabétologie N° 94

Depuis 10 ans, la diabétologie élargit ses horizons, sur le plan thérapeutique, vers de nouvelles technologies et des discussions ou interfaces avec d'autres spécialités.